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Neat lève 50 millions d’euros pour déployer son modèle d’assurance embarquée
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Neat lève 50 millions d’euros pour déployer son modèle d’assurance embarquée

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L’assurtech bordelaise Neat vient de boucler une levée de fonds de 50 millions d’euros auprès d’un pool d’investisseurs britanniques, espagnols et français. Spécialisée dans l’assurance embarquée, elle compte sur cette série A pour se développer, notamment via de futurs rachats en France comme à l’international.

Fabien Cazes et Maximilien Dauzet, co-fondateurs de Neat — Photo : DR

Cinquante millions d’euros. C’est la somme que vient de lever (à 60 % en equity et à 40 % en dette) la start-up bordelaise Neat dans une série A menée par la société de gestion londonienne Hedosophia. Les fonds d’investissement britanniques ETFS Capital et Athletico Ventures entrent au capital. L’espagnol Mundi Ventures, les parisiens New Alpha, Founders Future et Purple réinvestissent.

Après une première opération en amorçage de 10 millions d’euros en 2022, c’est la deuxième levée de fonds effectuée par cette entreprise, au sein de laquelle les deux fondateurs, Fabien Cazes et Maximilien Dauzet, sont toujours majoritaires.

"Une levée de fonds très rapide"

Surfant sur le regain d’intérêt des investisseurs pour les assurtech, Neat certifie que son modèle d’assurance embarquée ou affinitaire (proposée en complément d’un produit ou d’un service), est déjà rentable, "équilibré entre les grands comptes et les distributeurs". Elle compte déjà parmi ses clients des gros noms comme Floa (BNP Paribas), Alain Afflelou, Pierre et Vacances, Cdiscount ou Sport 2000, et plus de 1 500 distributeurs. "Nous proposons 40 produits dans dix verticales différentes, cette diversité apporte une stabilité", assure Maximilien Dauzet.

"La levée fonds a été très rapide, le tout a pris moins d’un mois. Nous rassemblions déjà toutes les conditions : une équipe et un produit technologique mature et un portefeuille de clients en forte croissance", ajoute-t-il.

La start-up, qui opère en BtoBtoC, séduit les marchands en leur promettant un système éprouvé, une clientèle fidélisée et la promesse d’une augmentation de revenus sans coût d’intégration. "On revend le risque à des réassureurs notamment", poursuit le porte-parole.

L’assurtech vend ses produits d’assurance (annulation, vol, casse, perte, extension de garantie) en marque blanche dans une dizaine de secteurs clés, notamment celui des cartes bancaires, qui représente une part importante et une piste de croissance stratégique pour elle. Elle est aussi présente dans la high-tech, l’électroménager, le voyage, la billetterie spectacles ou les prothèses auditives. "On vient combler un trou du 100 % santé. Actuellement, en cas de perte des prothèses auditives, il fallait attendre 4 ans avant d’en obtenir de nouvelles", raconte le chef d’entreprise bordelais.

Vers de futurs rachats

Avec ces nouveaux fonds, Neat pourra "continuer d’investir dans la technologie, qui a comme moteur de réduire les coûts (et la volonté de renforcer l’automatisation de l’indemnisation des sinistres, actuellement à plus de 80 %), surinvestir dans le service client pour être plus efficace et se déployer à l’international (10 % de son chiffre d’affaires non dévoilé) via des croissances externes", liste Maximilien Dauzet. Nous pourrons aussi racheter des sociétés en France pour acquérir une compétence. Les fonds nous servent en fait à consolider notre marché, composé de plein de petits cabinets avec de vraies compétences et de bons portefeuilles clients mais aux capacités financières limitées".

Neat, qui est déjà présent via des distributeurs dans quelques pays limitrophes, continue de recruter pour muscler son jeu. "Actuellement, on a une vingtaine de postes ouverts, en grande partie à Bordeaux". Elle prévoit de recruter "plusieurs dizaines de personnes" dans les mois à venir.

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