NCI : Le fonds Normand en passe de lever 100 millions

NCI : Le fonds Normand en passe de lever 100 millions

Le fonds régional NCI a annoncé en septembre l’arrivée de deux nouveaux souscripteurs qui rapprochent le fonds RD4, lancé en 2015, de son objectif initial: lever 100millions d’euros

Si l’identité de l’un des deux nouveaux entrants - «un gros ticket»- reste pour l’heure confidentielle, on en sait davantage sur le second, Groupama Paris-Val de Loire. Un souscripteur qui permet à NCI d’asseoir un peu plus sa présence sur le territoire de l’Ile-de-France.

En quête de souscripteurs "nationaux"

Avec 86 millions d’euros levés en quelques mois, NCI tient son plan de charge. «Sur nos précédents fonds RD1 et RD2, nous avons toujours réalisé les deux tiers de nos objectifs en neuf mois environ», explique le directeur général de NCI, Jean-Marc Buchet. Cette fois-ci, l’enjeu consistait à rallier des acteurs nationaux de poids dans le tour de table. Une nécessité presque mécanique, comme l’explique le dirigeant: «On assiste à une concentration des acteurs du financement, banques, assurances, caisses de retraites, qui du coup gère des masses d’argent de plus en plus importantes. La conséquence pour nous, c’est que nous avons en face de nous des acteurs plus gros qui regardent des fonds plus gros! Il est donc essentiel de montrer que l’on a la surface suffisante».

Une trentaine d'opérations sur 5 ans

C’est là toute l’ambition du fonds RD4 qui prévoit une trentaine d’opérations sur cinq ans dont un tiers de prises de participations majoritaires. Le tout avec une fourchette haute de ticket d’entrée de l’ordre de 10 à 12millions d’euros. «En 2000, nous avons démarré avec des entreprises qui faisaient moins de 7millions de chiffre d’affaires; aujourd’hui, on dépasse régulièrement les 15millions d’euros», explique Jean-Marc Buchet qui veut privilégier le modèle de l’investisseur «proactif»: «notre métier c’est de faire une plus value, et ça, on ne peut le faire qu’en mouillant la chemise! Le temps de l’investisseur patient, ce n’est plus possible».