Après avoir traversé un trou d'air monumental en 2009-2010, les agenceurs de la navale entendent reconquérir des parts de marché et surtout diversifier leurs activités. En Loire-Atlantique, tous n'ont pas traversé cette tempête économique de la même manière. Si les Ateliers du Marais (10M€ de CA, 75 salariés) et les Ateliers Normand (12,5M€, 60 salariés) ont pu faire le dos rond, les Chantiers Baudet (93 salariés, 12,2M€) ont vu leur chiffre d'affaires fondre de 50%. Cela a conduit à leur reprise en 2010 par Trans Consult International présidé par Arnaud Marion, accompagné par le Fonds de consolidation et de développement des entreprises (FCDE).
Diversification en cours
Dans le département, c'est BS Vision (10M€, 54 salariés) qui a été le plus impactée par la crise. Placée en redressement judiciaire le 4mai, la société pourrait être reprise dans les prochaines semaines par «un acteur qui n'est régional», explique son président, Hubert Lauriot Prevost. Après avoir vu le marché de la navale s'effondrer en même temps que les commandes de STX, leur principal donneur d'ordres, les quatre agenceurs locaux mettent en place une stratégie de reconquête. «C'est le moment ou jamais, l'activité repart. Je n'ai jamais été aussi positif», s'exclame ainsi Claude Orphelin, président des Ateliers du Marais». Pour ces quatre agenceurs, la stratégie de développement passe par une diversification de leurs activités afin de réduire leur dépendance au secteur de la navale, et à STX en particulier. Dans cette optique, ces agenceurs ligériens ont identifié plusieurs marchés. «Nous pouvons rapidement nous positionner sur les marchés liés au luxe. Qu'il s'agissent du yachting, des boutiques très haut de gamme, des avions privés ou des locaux de luxe tels que les palacesparisiens », détaille Claude Orphelin.
Démarche collective
Pas question cependant d'abandonner la navale. «Si nous ne devions plus travailler pour la navale, nous ne pourrions pas garder les mêmes structures. Baudet est calé sur STX», prévient Arnaud Marion. Pour mieux aborder ces nouveaux marchés, les agenceurs locaux engagent une démarche collective. «Seuls, nous ne pouvons pas aborder les marchés supérieurs à 15M€. En mutualisant nos ressources humaines, la logistique, la démarche commerciale, etc., on peut attaquer des marchés compris entre 7 et 15M€», ajoute le dirigeant de Baudet.
agencement Impactés à différents niveaux par la crise, quatre agenceurs de la navale mènent une démarche collective pour diversifier leurs marchés.