Gilbert Casamatta,
président de l'Université Fédérale de Toulouse
Les résultats de l'appel à projets national ?Équipements d'Excellence? destiné aux laboratoires de recherche, ne sont pas très flatteurs pour la région. Le ministère de la Recherche a sélectionné 4 projets sur 52, dont 3 étaient associés à d'autres régions. Comment l'expliquez-vous ?
Paradoxalement, nous avons peut-être été trop collectifs et certains des 20 projets que comportait notre candidature étaient trop transverses. Au final, ils ont pu manquer de facteurs différenciants. Mais nous pouvons toutefois nous enorgueillir du financement obtenu par le CEMES qui sera doté d'un microscope unique au monde pour ses recherches en nanotechnologies.
Est-ce que cela signifie que ces projets retoqués vont être abandonnés?
Non. Ils pourront se retrouver dans le volet équipement du projet ?Toulouse Initiative d'Excellence?, sur lequel nous misons beaucoup. Nous sollicitons pour celui-ci une aide de 430M€ sur un budget de 1,285Md€. C'est le vaisseau amiral des réponses aux 12 appels à projets du gouvernement dits ?Investissements d'Avenir?, dotés de 22Mds€. Les résultats seront complètement connus d'ici à l'été.
Concernant l'Institut de Recherche Technologique (IRT), la candidature semble susciter une concurrence délicate avec Bordeaux. Portez-vous un projet commun ?
Un projet d'IRT ?bicéphale? n'aurait pu être envisagé que dans le cas d'une commande claire du ministère. Celui-ci aurait comporté un volet aérospatial, dans le sillage du pôle de compétitivité Aerospace Valley, qui ferait intervenir majoritairement la Ville rose. Un second volet serait consacré aux développements technologiques autour des lasers, une compétence propre à Bordeaux. Mais, in fine, chacune des villes a choisi de répondre séparément.
- TROIS QUESTIONS À