Lorsqu'il s'agit de visiter les entreprises Socométal et Miroiteries de l'Ouest à Vannes, aucun jeune ne répond présent. Pas beaucoup plus de bousculade pour la formation en alternance Bac pro "ouvrages du bâtiment". Pierre Montel de Socométal (à droite sur la photo) a beau vanter ses avantages sociaux et les mérites de la double convention collective métallurgie et bâtiment (paniers repas, intéressement, caisse des congés payés du bâtiment, mutuelle/prévoyance, plan de formation...), ces métiers n'attirent pas. La faute au système éducatif ou aux parents? «Les deux», répond Serge Marino, chargé de mission FFB. «Pendant des années, on a dit aux jeunes: si tu n'es pas bon, tu seras maçon. Une politique catastrophique.» Les sections ferment Environ 30.000 jeunes bretons de moins de 25 ans recherchent pourtant une qualification professionnelle et un emploi. Certains préférant buter sur le mirage du service à la personne. «120 places pour 600 candidats», constate Rémi Moy, conseiller en formation au Greta. «Pendant ce temps, les sections en lycées professionnels en maintenance, chaudronnerie ou soudure ferment les unes après les autres.» Du coup, le serpent se mord la queue: les entreprises font de plus en plus appel à l'intérim pour la partie production. «Et choisissent de surdévelopper leur capacité interne en bureaux d'études au détriment de l'exécution», ajoute Pierre Montel.
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