La zone urbaine de Ménimur, à Vannes, souhaite bénéficier d'un projet de rénovation urbaine (PRU). L'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) doit rendre avant le 14juillet sa décision sur le PRU présenté par la Ville de Vannes. À la clé, un budget d'environ 60M€, soit 40M€ pour les logements et le reste pour le réaménagement urbain, dont la création d'une place centrale entourée de commerces installés au rez-de-chaussée d'immeubles résidentiels. Les commerces sont actuellement regroupés dans le vieux centre commercial Les Vénètes, qui bénéficie de très nombreuses places de stationnement. Cet atout, Pascal Pierre, ex-footballeur professionnel reconverti en vendeur de journaux, tabac et sucreries, a peur de le perdre: «Il faudra augmenter le nombre de places. Je suis ici depuis un an seulement et je me demande comment je vais survivre. Ma banque s'est engagée en fonction d'une certaine clientèle. Mais les travaux me feront perdre 30% à 40% de mes clients. Comment ma banque va-t-elle réagir ?» Didier Logodin, boucher, président de l'association des commerçants, est là depuis sept ans. «En quatre ans, on nous a présenté deux projets différents. Du coup, je n'ai toujours pas agrandi ni rénové ma boucherie». À la ville de Vannes, on calme le jeu: «Il y a un calendrier et des étapes à suivre», dit Georges André, le premier adjoint. «Mais l'ANRU nous permet de préparer d'ores et déjà le démarrage du PRU. Le maître d'oeuvre, en cours de sélection, devra permettre aux transferts de commerces de se passer dans les meilleures conditions. Si l'ANRU dit oui, on entrera dans le vif du sujet dès septembre prochain. Nous commencerons alors une négociation avec les commerçants intéressés».
Un projet de réaménagement urbain et commercial à Ménimur, d'une valeur de 60M€, est en train de voir le jour.