Non seulement ce premier prix met à l'honneur le métier de chaudronnier, mais en plus il donne l'exemple d'un partenariat réussi entre l'entreprise et l'éducation. Nicolas Petitpas est en terminale de BTS ROC (réalisation d'ouvrage de chaudronnerie) en alternance entre le lycée Colbert de Lorient et le CFAI (centre de formation des apprentis de l'industrie). Stagiaire volontaire et dynamique chez MCTI à Hennebont, il s'apprête à porter haut les couleurs de son entreprise au Canada en septembre prochain. Il est soutenu par Laurent Mignon, P-dg de MCTI, depuis le début de son apprentissage. «Nous avons des difficultés de recrutement dans nos métiers pourtant porteurs car ils n'attirent pas», reconnaît Laurent Mignon. Président de la Semaine du Printemps de l'Entreprise lorientaise, Laurent Mignon s'engage dans les relations écoles-entreprises pour donner envie aux jeunes de rejoindre les métiers de la métallurgie.
5.000 à 10.000 emplois en Bretagne chaque année
François Coudron, président de l'UIMM 35-56 reconnaît que le rôle du tuteur est aussi très important pour accueillir de nouveaux jeunes dans ces métiers. «80.000 à 100.000 emplois seront à pourvoir chaque année pendant cinq ans, en France. 5.000 à 10.000 en Bretagne, et ce quelle que soit la crise», dit-il. Pour Laurent Mignon, dirigeant de 40 salariés en chaudronnerie, ventilation, tuyauterie et maintenance, «le volume global des emplois diminuera du fait de l'évolution des outils, mais la pyramide des âges fait qu'il y aura tout de même du travail dans les années à venir.Un chaudronnier ne passe pas huit heures par jour sur une machine», explique-t-il pour couper court aux idées reçues sur le métier. «Il doit aussi concevoir des outils, réaliser des plans. Chaque jour est différent.»
Médaille d'or des Olympiades des Métiers à Lille en février dernier, Nicolas Petitpas, apprenti chaudronnier chez MCTI à Hennebont, s'apprête à jouer la finale internationale au Canada en septembre.