Mazedia : L'agence lance une nouvelle entreprise
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Mazedia : L'agence lance une nouvelle entreprise

L'agence de communication interactive Mazedia va avoir une petite soeur. Baptisée Mazeidea, elle prendra la forme d'une unité de recherche et de développement dédiée à l'usage des nouvelles technologies sur le marché de la muséographie.

Mazedia lance une grosse offensive sur le front de la muséographie. Un marché spécifique que l'agence de communication interactive connaît bien, puisqu'elle y réalise déjà 25% de son activité (2,7M€ de CA consolidé) avec la mise en place de dispositifs pour Oceanopolis, la Cité des Sciences, le Musée de l'Armée, Océanopolis ou encore Terra Botanica. Et sur lequel elle va désormais tracer son sillon via Mazeidea, une société nantaise dont les statuts devraient être déposés dans les prochains jours et qui prendra la forme d'une filiale à 100% de Capitan, la holding de contrôle de Mazedia.




Atteindre le cap des 100 collaborateurs

«Cette création est un élément déterminant dans notre évolution: elle doit nous permettre de doubler notre activité et d'atteindre le cap des 100 collaborateurs (NDLR: contre une quarantaine aujourd'hui) d'ici à trois ans», annonce Vincent Roirand, cogérant de Capitan et président de Mazedia.




Attaque du marché européen

Opérationnellement, Mazeidea prendra la forme d'une unité planchant sur des solutions innovantes dédiées aux prestations muséographiques et culturelles, dans la lignée de celles que Mazedia a déjà lancées sur le front des interfaces tactiles ou des baladeurs/guides interactifs. Outre l'approche technologique, la nouvelle société se penchera également sur l'aspect produit et marketing de chaque innovation. À terme, son but sera de parvenir à l'édition de solutions logicielles dédiées à l'ensemble du marché aujourd'hui très éclaté des services interactifs en muséographie. En France, mais pas seulement, comme le suggère le patronyme anglophone («maze» pour labyrinthe et «idea» pour «idée») de la nouvelle structure. «Nous estimons aujourd'hui être avec Mazedia en bonne place dans le trio de tête national du marché français. Avec Mazeidea, nous nous ouvrons le marché européen», indique Vincent Roirand, qui n'exclut pas une ouverture de capital pour financer ce développement international.




1M€ d'investissements sur trois ans

À plus court terme, Mazeidea devrait bénéficier de 1M€ d'investissements sur trois ans. Une enveloppe financée sur les fonds propres, mais aussi par des subsides obtenus dans le cadre d'appels à projets. La jeune pousse, qui mise aussi sur d'autres pistes de soutien (Crédit impôt recherche, candidature à la labellisation du pôle de compétitivité Images et Réseaux) n'est cependant pas destinée - malgré ce budget de taille - à devenir une structure lourde. L'idée est d'en faire une unité légère, qui confiera ses chantiers de développement techniques et de tierce maintenance applicative aux équipes de Mazedia. Ce montage souligne bien la volonté de Vincent Roirand de ne pas délaisser son activité historique. «L'objectif est de ne surtout dégager plus de 50% de nos revenus avec la muséographie. Nous ne voulons pas nous enfermer dans la case de spécialiste. Par ailleurs, il est évident que les innovations que mettra à jour Mazeidea pourront être réutilisées auprès de clients d'autres secteurs», conclut le dirigeant.




Tél.: 02.28.03.04.04.

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