Martine Aubry n'a pas su convaincre. Evincée en deux tours la candidate à l'investiture présidentielle. Peut-être se consolera-t-elle dans quelques mois avec un poste ministériel, en cas de victoire de son camp. En entreprise, la «dame des 35heures» traîne des casseroles. Pas facile de séduire les dirigeants, surtout en période de crise. Pour convaincre au plan national, il ne suffit pas de faire les yeux doux dans son fief à quelques grands noms comme Décathlon qui investit par hectares dans la métropole lilloise. Ce géant s'est aussi vu confier le V'Lille, dont la régulation des stations revient d'ailleurs à VitamineT, groupe d'insertion créé par le premier adjoint de la première dame de Lille. Pas facile d'élargir son cercle. Lille n'est pas la France et il faut savoir parler à l'entreprise. Il y a quelques mois, nous avions proposé à la présidente de la communauté urbaine un exercice simple: répondre aux questions de chefs d'entreprise. Sans succès.
Géry Bertrande @email
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