Manoir du Rodoir : Carte locale
# Commerce # Investissement

Manoir du Rodoir : Carte locale

À la croisée de deux départements, près de La Roche-Bernard, le Manoir du Rodoir modernise sa carte tout en se consolidant sur les séminaires.

Hôtel trois étoiles, le Manoir du Rodoir est actuellement en pleine modernisation de l'offre de son restaurant. Après avoir recruté le cuisinier Samuel Jouan, il vient d'accueillir la pâtissière Jenna Jeuland. Le nouveau binôme aux fourneaux est jeune. Et breton. Un détail qui ne relève pas du hasard. Le gérant Éric le Calvez a en effet voulu pour sa nouvelle carte privilégier le ?fait maison? et les circuits courts locaux: huîtres de Penerf, produits laitiers issus d'un Gaec guérandais, fromager nantais, vins bios... «L'idée est de reconquérir pour le restaurant une clientèle locale qui ne venait plus que pour les grandes occasions», explique l'entrepreneur.




Entre deux quatre étoiles

Ancien de chez Accor, chez qui il passé quinze ans dont dix à l'international, Éric Le Calvez a investi il y a sept ans 1,2M€ dans le rachat du Manoir du Rodoir, établissement de 26 chambres sur 2.500m² et trois niveaux. «Être à mi-chemin de deux quatre étoiles, les Domaines de La Rochevilaine à Billiers et de la Bretesche à Missilac nous avait paru intéressant stratégiquement», explique Eric Le Calvez. «Mais avec la crise, les quatre étoiles ont tendance à se rabattre vers les séminaires alors qu'ils les négligeaient auparavant. Ceci dit, nous nous entendons bien avec les gens de la Bretesche, nous nous échangeons de la clientèle et intervenons en appoint de leurs séminaires les plus importants.» Le segment des séminaires, qui pèse 17% du chiffre d'affaires, s'avère donc très concurrentiel. Côté restaurant, l'offre est tout aussi foisonnante, avec pas loin d'une trentaine d'établissements rien que sur le secteur de La Roche Bernard, de l'étoilé l'Auberge Bretonne au restaurant péniche Les Copains d'Abord. Au Manoir du Rodoir, la partie restaurant ne pèse pour l'instant que 40% du chiffre d'affaires. En 2010, 15.000 € devraient en tout cas être consacrés à la transformation de l'actuelle véranda attenante au restaurant en un salon bar. Il faudra ensuite se pencher sur les normes 2012 (sécurité) et 2015 (handicap) pour l'hôtel. «Une période de mutation s'annonce, avec une sélection naturelle concernant les hôtels», observe Eric Le Calvez. «De nombreux petits établissements auront du mal à être revendus ou à assumer le coût financier des travaux liés à ces normes.»

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