En faisant ce chèque, l’organisme de sécurité sociale, qui intervient dans la région au titre de la retraite, de l’action sociale et de la gestion des risques professionnels, veut s’associer au projet « 36 mois de plus à domicile », porté par le groupe Pharmagest. L’objectif de ce projet, mêlant capteurs et algorithme, est de montrer que la technologie permet de maintenir à domicile des personnes en risque de perte d’autonomie. « Le gain pour la collectivité est immédiat », souligne Thierry Chapusot, président de groupe Welcoop, dont Pharmagest est filiale. « Une place en maison de retraite à Nancy coûte en moyenne 2.500 €, quand notre solution devrait tourner autour de 200 € par mois. » Le groupe Pharmagest entame désormais une phase opérationnelle pour le projet « 36 mois de plus à domicile » : environ 50 logements vont être équipés, dès avril 2017. La subvention de la Carsat va permettre d’étendre ce test à des « foyers logements ». L’enjeu est non seulement de peaufiner les aspects technologiques, de manière à ce que les signaux faibles soient correctement analysés et adressés par le système, mais aussi de trouver un équilibre économique. « Il est possible d’aller très loin dans la technologie », souligne Thierry Chapusot. « Mais il n’est pas question d’aller vers un système que personne ne pourra s’offrir ».
Pharmagest (Villers-lès-Nancy - 54) : Effectif : 800 ; CA : 113 M€ ; http://www.pharmagest.fr.