La Française de l'énergie, spécialisée dans le gaz de charbon, vient d'entrer en bourse sur Euronext Paris, en levant 37,5 M€ par voie d'augmentation de capital. La société, dont le siège est à Forbach en Moselle, avait lancé son entrée en bourse le 24 mai dernier. Le prix de l'offre a été fixé à 27 € par action. Au total, le nombre d'actions émises s'établit à 1.388.889. Sur la base d’un total de 5.065.174 actions à admettre aux négociations, la valorisation de La Française de l’énergie s’élève à 137 M€ à l’issue de l’opération.
Produire 5 % de la consommation annuelle de gaz en France
Les principaux objectifs de cette levée de fonds sont : financer les dépenses de mise en production des activités de gaz de charbon en Lorraine, mais également financer l’acquisition de Gazonor dans les Hauts-de-France et la conversion de gaz de mine en électricité. « Quatrième plus important marché de gaz en Europe pour sa consommation, la France importe aujourd'hui près de 100 % de ses besoins en gaz (principalement en provenance de Norvège, Russie, Pays-Bas, Algérie et Qatar). Nous voulons produire 5 % de la consommation annuelle de gaz en France à horizon 2025 », précise Julien Moulin, PDG de la Française de l'énergie. « Le gaz de houille est par nature une énergie propre, qui s'inscrit dans le cycle du charbon, grâce à la réutilisation du gaz accumulé dans les charbons - d’une énergie négative, le grisou, vers une énergie positive. Grâce également à la fracturation naturelle de la roche : le gaz de houille s’échappe par les fissures naturelles et ne nécessite pas de technique invasive, telle que la fracturation hydraulique », appuie Julien Moulin, une technique qui se veut en « totale opposition avec l'extraction de gaz de schiste. »
Une entrée en bourse légèrement décalée
Quelques minutes après son introduction en bourse sur Euronext Paris, peu après 9h ce lundi 13 juin, l'action de la Française de l'énergie avait déjà gagné 18,5 %, à 32 euros, contre un prix d'introduction fixé à 27 euros. Le titre s'échangeait ensuite à près de 29 euros. Le montant atteint lors de cette entrée en bourse se situe toutefois dans une fourchette basse des ambitions affichées par la société lorraine, qui visait « une fourchette indicative de prix de 27 à 35,5 € par action. » L'augmentation de capital citée le 24 mai était fixée à « environ 50 M€, pouvant être portée à un maximum d'environ 66 M€. » La clôture de l'offre à prix ouvert (OPO) devait dans un premier temps avoir lieu le 6 juin. Après prorogation de la période de souscription de l'introduction en bourse, elle s'est déroulée le 10 juin.