Lorraine : Adista vise les 100 M€ de CA en 2018

Lorraine : Adista vise les 100 M€ de CA en 2018

Porté par un marché en croissance, l’opérateur Adista, basé à Maxéville, devrait atteindre les 500 salariés d’ici à 3 ans.

« Les dernières études disponibles montrent que 10 à 15 % des systèmes informatiques sont passés sur le modèle du Cloud. » Pour Gilles Caumont, président du groupe Adista, le travail à mener pour basculer les sociétés françaises vers l’« IT as a service » est encore gigantesque. Invité des matinales de l’Excelsior, le patron d’Adista a encore eu l’occasion de faire comprendre à un parterre de dirigeants que le monde de l’informatique vivait une véritable révolution. « On peut faire une analogie avec l’électricité pour comprendre. Aujourd’hui, vous vous branchez et ça marche. Chercher à maintenir un serveur informatique localement, dans une entreprise, c’est comme avoir un groupe électrogène ou une centrale chez soi », détaille Gilles Caumont.

« Pas copier les GAFA »

Avec le cloud et le basculement à l’« IT as a service », le patron d’Adista veut permettre à ses clients de consommer des services informatiques aussi facilement qu’ils se branchent à une prise de courant. « C’est un modèle inéluctable », affirme Gilles Caumont. « Car il est le seul qui permet de mutualiser les coûts, qui permet aux petites entreprises d’être équipées comme les multinationales. » Sur un marché de l’informatique en France estimé à 50 Md¤, Adista pèse aujourd’hui 75M¤ de CA et vise les 100M¤ pour l’exercice 2018. Se définissant comme un « petit gros », Adista se bat sur la scène internationale avec des acteurs « de 1.000 à 10.000 fois plus gros nous », indique Gilles Caumont : « L’enjeu n’est pas de copier ce que font les GAFA, mais de garder le client au centre ». Réalisant 45 % de son chiffre d’affaires avec les collectivités publiques, Adista a enregistré une pointe à 54 % il y a quelques années : « Ce chiffre est en constante diminution de 2 % depuis quelques années », indique Gilles Caumont. « Cependant, malgré leur contrainte budgétaire, nous n’abandonnons pas les collectivités, car nous leur fournissons un service indispensable. Qui peut travailler aujourd’hui sans réseau ? » Pour financer sa croissance l’opérateur lorrain prépare actuellement le troisième tour de table de son existence. « Pour en sortir, il nous faudrait entrer en Bourse », avance Gilles Caumont. « Mais cette solution présente trop de contraintes de court terme. De plus, je pense que nous n’aurons aucun souci pour trouver de l’argent, car il y a beaucoup sur le marché ».

Adista (Maxéville - 54) : Effectif : 340 ; CA (2016) : 75M€ ; www.adista.fr.