C'est une réalisation emblématique pour Promic. La PME saint-chamonaise a équipé récemment la tour marseillaise CMA-CGM de quatre feux de balisage aérien. Installées au sommet du plus haut bâtiment de Marseille (147 mètres), ces balises de sécurité fonctionnent avec des LED qui flashent jour et nuit et sont visibles à 32 km de distance par temps clair. Un marché à environ 25.000 euros.
Reconversion
Promic est une entreprise spécialisée à l'origine dans la fourniture de matériel scolaire pour les classes de technologies (électricité, chimie, optique, mécanique...) sous la marque Twinse. Des produits que la PME commercialise en France et à l'international (Italie, Espagne...) « Comme on alloue de moins en moins de moyens à l'Éducation en France, nous nous sommes tournés vers l'Allemagne », souligne Jean-Paul Dupouy, qui a repris les rênes de la société il y a huit ans. Le métier historique de l'entreprise n'offrant pas de réelles perspectives de croissance, de même que son activité de négoce de verre optique, le dirigeant a décidé, à la fin des années 2000, de se lancer dans le balisage aérien. Un créneau qui représente aujourd'hui 15 % du chiffre d'affaires de l'entreprise et qui est réalisé à 75 % à l'export. « Nous avons démarré par le plus grand des hasards avec le marché de l'éolien en équipant de balises les mâts de mesure du vent qui doivent être éclairés de nuit de manière autonome », précise Jean-Paul Dupouy. L'activité s'est ensuite diversifiée à d'autres secteurs : pylônes, grues, cheminées, bâtiments et infrastructures, raffinerie et pétrochimie. Sur ce dernier créneau, Promic fait partie des rares acteurs du marché à proposer des balises équipées de coques hermétiques les protégeant contre les risques d'explosion (réglementation Atex).
Yann Petiteaux
Promic
(Saint-Chamond) Dirigeant : Jean-Paul Dupouy 12 salariés CA 2015 : 1,7 millions d'euros www.promic.fr