Trois mois après l'inauguration à Nantes de sa nouvelle unité LIMES (séparation de gaz de l'air), le groupe Munichois Linde entame la phase de test de son projet rouennais: une unité de production de CO2 destinée à renforcer ses positions sur le marché français des gaz industriels et médicaux. Installée sur le site GPN de Grand-Quevilly (ex-Grande Paroisse, filiale de Total Petrochemical), l'unité prévoit d'utiliser les rejets de CO2 de l'usine de production de fertilisants azotés qu'elle devra ensuite «purifier et mettre sous pression afin de récupérer un CO2 liquéfié», explique Christian Masia, le directeur commercial de Linde France. Un produit final utilisé notamment dans l'industrie alimentaire qui peut, par cryogénisation, être utilisé dans la congélation des produits frais. «Le CO2 a des applications larges, souligne Christian Masia, et peut être utilisé comme solvant, ou encore pour l'extraction d'huiles essentielles ou le dégraissage à haute pression».
Un investissement de 15M€
Entièrement automatisées, les installations seront pilotées depuis le site francilien de Linde à Porcheville. À plein régime, le site devrait permettre la valorisation de 80.000t par an, «soit 15% du marché français». Pour Linde France, l'investissement s'élève à 15M€.
G.D.
www.linde-gas.fr
Implantée sur le site GPN (ex-Grande Paroisse) de Grand-Quevily, l'unité de production de CO2 du groupe Allemand Linde est entrée en phase de test fin septembre.