L'espoir du grand emprunt
# Conjoncture

L'espoir du grand emprunt

Dans les Pays de la Loire, une trentaine de projets devraient se positionner sur les différents appels d'offres du grand emprunt.

Quel sera l'impact du grand emprunt sur l'économie régionale? Impossible à dire pour le moment, les appels d'offres du programme «investissements d'avenir» n'étant pas encore, pour l'essentiel, publiés. Reste que les acteurs de la recherche et de l'industrie des Pays de la Loire comptent bien profiter des 35milliards du programme. Une trentaine de projets sont aujourd'hui recensés dans la région. 29 concernent les dispositifs laboratoires et équipements d'excellence. Deux prendront part à la compétition pour des dispositifs majeurs que sont les instituts de recherche technologique (IRT) et les instituts hospitalo-universitaires (IHU).




5.000 emplois à Nantes grâce à l'IRT Jules Verne?

Le projet d'IRT est porté par le pôle de compétitivité EMC2, le centre de recherche technologique Technocampus et le pôle de recherche et d'enseignement supérieur de l'université Nantes Angers LeMans. L'idée est de rassembler dans un seul lieu des équipes de recherche, des industriels et des centres de formation autour des technologies avancées de production métalliques, composites et hybrides. Bref, faire un Technocampus, mais en beaucoup plus grand, en s'intéressant à davantage de matériaux et en s'ouvrant à plus de secteurs économiques. Les porteurs du projet prévoient de créer cet IRT à proximité du Technocampus, à Bouguenais. Dans dix ans, le tout pourrait donner naissance à 50.000m² de bâtiments, à la création de 5.000 emplois dans l'industrie et à 1.000 dans la recherche, pour un investissement estimé entre 800M€ et un milliard d'euros. L'un des atouts du dossier nantais, c'est l'expérience. Celle du Technocampus, sorte de mini IRT, qui est opérationnel depuis plus d'un an. Un autre de ces intérêts est un positionnement multisectoriel qui rend possible le transfert technologique entre plusieurs domaines d'activités. Reste à convaincre des poids lourds de la navale, de l'automobile, du nucléaire de l'intérêt de rejoindre le projet nantais qui bénéficie déjà du soutien de Louis Gallois, le patron d'EADS.




L'IHU du professeur Soulilou

Second grand espoir soulevé par le programme «investissements d'avenir»: le projet d'IHU du professeur du professeur Jean-Paul Soulilou. Il porte sur la création d'une plate-forme mêlant soins, recherche et enseignement autour des sciences de la transplantation, qui englobent les greffes d'organes, cellulaires et génétiques. Si le projet est retenu, il devrait permettre d'attirer dans la région nantaise des chercheurs de renommée mondiale, de faire venir de grands groupes pharmaceutiques sur le territoire et de contribuer à créer de nouvelles start-up issues des travaux des laboratoires. Reste aux dossiers nantais à passer le processus de sélection qui s'annonce très relevé. Car les candidats sont nombreux (une vingtaine en France pour chacun des deux dispositifs) et les places rares. Il ne devrait en effet y avoir que cinq IHU et entre quatre et six IRT. Réponse courant 2011.

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