Implanté à Champigné, l'atelier Lithias combine savoir-faire ancestral et nouvelles technologies numériques. Capable de scanner des œuvres d'art, elle les modélise en 3D pour commencer. Puis, grâce à un robot sculpteur, elle reproduit les grandes lignes de l'oeuvre en question. En fin de chaîne, ses artisans réalisent les finitions à la main. « Entre la sculpture traditionnelle et cette nouvelle méthode, on réduit le temps de production de cinq semaines à cinq jours, dixit Ghislain Moret de Rocheprise, directeur général de Lithias. Cela permet également d'être plus exigeant sur le travail manuel de finition ». Question marché, ce dernier cible les domaines du luxe et de la restauration de patrimoine. Parmi ses dernières réalisations figurent la copie d'une vierge à l'enfant - une sculpture du XVe siècle située au Métropolitan Museum de New York destinée à la ville de Poligny -, ou encore la reproduction d'un buste de César retrouvé dans le Rhône, pour le compte du musée Arles antique.
Objectif : créer 15 emplois
En fin d’année dernière, la TPE prévoyait de clôturer avec environ 850 000 euros de chiffre d’affaires. D'ici quatre ans, son directeur vise les 2 millions d’euros, ce qui pourrait lui permettre de porter ses effectifs à une vingtaine de salariés à cet horizon. De son côté, la holding Fort Royal chapeaute sept entreprises aujourd’hui (dont les « Jardins du roi soleil » et « Rennotte riot »), employant 68 artisans (5 millions d'euros de CA au total). Son objectif : rassembler des artisans d’art dans les domaines de l’architecture et de la décoration. Juridiquement établie en Bretagne (Saint-Malo), la holding Fort Royal héberge ses équipes en région parisienne. Elle est pilotée par Jacques Bolelli, homme d’affaires qui revendique dix ans d’expérience dans le direction générale de grands groupes multinationaux (Havas, Vivendi, Groupe Arnault, Groupe Hersant-Média).