Les plus hostiles prêts à aller jusqu'au bout
# Conjoncture

Les plus hostiles prêts à aller jusqu'au bout

Certaines CCI ont toujours la ferme intention de faire capoter le projet.

Les états généraux des CCI avaient un objectif clair: montrer les chambres sous leur meilleur jour. Jean-François Bernardin, président de l'Assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie (ACFCI) et président de la chambre de Versailles, s'est ainsi employé tout au long de la journée à louer les vertus du monde consulaire. L'objectif était double. D'abord convaincre le gouvernement de l'utilité des CCI, et ainsi en tirer la meilleure des réformes possibles. Mais aussi faire oublier les dissensions. Rappelons en effet qu'avant la tenue de ces états généraux, présidents de chambres et directeurs généraux étaient à deux doigts de faire exploser le système.




Concessions

À l'origine, sur les 148 chambres en France, un peu moins de la moitié était en effet contre la réforme. Et il aura fallu le rajout d'une disposition, la veille d'un vote en interne, pour dégager un courant majoritaire aux deux tiers. «Dans la soirée du lundi au mardi, il y a un certain nombre de concessions qui ont été faites par les tenants de la motion majoritaire avec un nombre d'avancées positives», rappelle Dominique Estève, président de la CCI Nice Côte d'Azur. «La première d'entre elles étant le maintien de la personnalité morale des CCI de base, qui n'existait pas 24heures plus tôt, comme la possibilité pour un président de CCI de base de choisir son directeur général après avis de la CRCI, et non plus après accord. Le changement de termes est important. Car le corollaire de la personnalité morale, c'est la possibilité de gérer les écoles.» Des concessions certes, mais qui n'auront pas convaincu tout le monde. Aujourd'hui encore, un tiers d'irréductibles rejette toujours la réforme voulue par le gouvernement et appliquée par Jean-François Bernardin. De Brest à Nice, en passant par LeMans ou encore Saint-Étienne, la ligne est la même: c'est non. Sur le plan des raisons de la fronde, il doit y en avoir autant que de CCI. Mais si on doit trouver un trait commun à ce refus, c'est certainement la crainte de voir l'échelon régional renforcé au détriment des CCI départementales.

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