La bataille médiatique faisant suite au rapport de la Chambre régionale des comptes de début décembre, lancée entre un ancien maire, soucieux de justifier de gros investissements et un maire actuel espérant donner raison à une politique de rigueur, ne fera finalement pas avancer le problème stéphanois. Cette querelle s'apparenterait plutôt à un signe inquiétant d'impuissance par rapport à cette chape de plomb assombrissant le ciel stéphanois. Notre chère capitale ligérienne souffre depuis bien trop longtemps et l'impression générale n'est pas à l'amélioration. Bien au contraire. Avec un poids de la dette par habitant s'élevant à plus du double de la moyenne française, la ville est retombée dans ses travers des décennies 80 et 90. Shakespeare lui-même le notait: «Les mots ne paient pas la dette». Mais il n'y a pas que les difficultés financières de la municipalité: la ville perd de ses habitants, l'A45 se fait toujours attendre, le prix du mètre carré est en berne,... Lorsque l'on a une cité avec tant de talents, on ne peut être qu'abasourdi par la direction adoptée par les maires successifs. L'image de Saint-Étienne ne s'améliore pas vraiment ni à l'extérieur, ni même à l'intérieur de ses murs. Les rayons de soleil se font rares mais il y en a. Par exemple, la dernière Biennale du Design qui a réussi à attirer 85.000 visiteurs. @email
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