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« Les entreprises cotées grandissent plus vite »
Auvergne Rhône-Alpes # Finance # Introduction en Bourse

« Les entreprises cotées grandissent plus vite »

Comment se comportent les entreprises rhônalpines en Bourse ? La région compte une centaine d'entreprises cotées. Trois questions à Jean-Baptiste Bosson, président de Lyon Pôle Bourse

— Photo : Euronext

Elles font partie des plus performantes. Citons Seb, Boiron, April, Cegid, Plastic Omnium, Installux... En 2012, l'entreprise de biotech lyonnaise Adocia y a levé des fonds et trois PME se sont positionnées sur le marché libre. 2013 devrait être meilleure, l'année a démarré avec l'introduction de Spineway et Collectors s'est positionnée sur le marché libre. Un autre véhicule de financement, avec la levée de capitaux obligataires, a accompagné GL Events, Capelli, Lafuma, Orapi. Lyon Pôle Bourse estime qu'une dizaine d'entreprises rhônalpines pourrait être cotée chaque année et ainsi permettre d'accélérer leur développement.

À qui s'adresse ce véhicule de financement ?

La Bourse est un outil pour une entreprise mature qui dispose d'un noyau de dirigeants solide et qui connaît parfaitement son métier et ses marchés. Elle convient très bien aux entreprises de biotechnologies par exemple qui font des pertes pendant des années car elles ont besoin de financements très importants pour leurs recherches. N'oublions pas que la Bourse permet de lever des capitaux non remboursables. Ce sont toutes ces informations que Lyon Pôle Bourse apporte à l'écosystème local.

Pourquoi les entreprises ne s'intéressent-elles pas à la Bourse ?

Depuis la crise de 2009, la valeur des actions des entreprises est en baisse. La crise de confiance des actionnaires porte sur l'économie en général. Les business plans sont difficiles à établir et la situation économique risque d'être encore compliquée en 2013. Pourtant, des études, notamment de la Banque de France, ont démontré que les entreprises cotées grandissaient plus vite que les autres, que leur effectif croissait davantage, qu'elles étaient plus présentes à l'international. Elles auraient 50 % de chance de plus que les autres de devenir ETI. Mais tout cela reste une question d'hommes, de volonté de transparence, de se confronter aux analystes, d'accepter la critique, d'être dans un réel objectif de développement et de croissance.

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