La mobilisation pour l'emploi à Hagetmau a confirmé des tendances récurrentes. Mieux on est initialement formé, plus on repart facilement en formation. «La culture de la formation professionnelle était très faible, explique Paul Faury, directeur de l'unité territoriale de la Direccte dans les Landes. Celle-ci se résumait aux dépenses obligatoires à destination des cadres et de la maîtrise. Nous avons eu quelques difficultés à amener les gens massivement du niveau CAP/BEP vers une logique de formation professionnelle.» Le travail mené sur le terrain a souligné que la formation constituait un vecteur fort de retour à l'emploi. Le concept de formation tout au long de la vie y a révélé toute sa pertinence. «Si on ne met pas les gens dans une habitude de renouveler leurs compétences, de se former au-delà de leur formation initiale, on les pénalise dans un monde où la mobilité devient de plus en plus récurrente», relève Paul Faury.
«Les barrières culturelles restent»
Mais l'adage qui veut que mieux on est initialement formé plus on repart facilement en formation s'est trouvé une fois encore conforté. Cela a notamment été le cas des ex-salariés qui sont entrés en formation longue autour de projets forts avec à la clef des reconversions ou des changements de métier. «Même quand les barrières financières sont levées, les barrières culturelles restent», conclut Paul Faury.