L'innovation, née de la volonté des deux entrepreneurs, « doit permettre aux entreprises, grâce à la géolocalisation, de disposer d'un canal privilégié de mise en relation avec leurs clients », explique Hélène Lucien. Lauréat fin 2015 d'un concours organisé par Enedis (ex-ERDF), Geokaps a depuis « pris le parti de l'hyperlocal » en privilégiant la géolocalisation de contenu plutôt que celle de l'émetteur. « Car on sentait bien que la préservation des données de géolocalisation des individus allait devenir un enjeu », ajoute la dirigeante.
Un « filtre géographique »
En s'attachant au contenu, Geokaps agit comme « un filtre géographique ». « Le partage de contenu s'effectue sur une zone précise et les utilisateurs connectés peuvent ainsi y accéder ». Résultat des courses, l'utilisateur n'obtient que les résultats en relation avec la zone qu'il a préalablement définie. « En fait, explique Yann Petit, on dessine soit même sur son écran la zone que l'on souhaite couvrir, ou bien on choisit de partager sa géolocalisation dans un rayon de 2 km ». Pour les entreprises, « c'est un outil de redynamisation de la relation client », vante Hélène Lucien. « L'outil permet à chaque collaborateur de devenir acteur de cette relation client et ainsi de mieux comprendre les attentes qui peuvent être différentes d'une zone à une autre ». « Dans ces mondes virtuels, résume Yann Petit, on n'a pas toujours intérêt à communiquer avec la planète entière ! » Pour assurer son développement, la start-up rouennaise envisage une première levée de fonds d'ici la fin de l'année avec pour objectif d'atteindre entre 600 et 800.000 euros.