Avec 1.740.000 visiteurs accueillis en 2013, Le Puy du Fou est devenu le deuxième parc de loisirs français, derrière Eurodisney. Il devance pour la première fois le Parc Astérix et le Futuroscope. Deux concurrents qu'il tutoyait depuis déjà quelque temps. À l'heure des bilans, Le Puy du Fou met en avant sa stratégie. À savoir, le renouvellement continu des spectacles et l'agrandissement de son offre d'hébergement « la Cité nocturne », qui englobe aujourd'hui quatre hôtels. Le dernier, baptisé « Le Camp du Drap d'Or », ouvrira ce printemps. Désormais, un tiers des visiteurs séjournent deux à trois jours sur place. Depuis l'année dernière, son agence de voyage « Puy du Fou Évasion » offre la possibilité aux visiteurs de réserver leur séjour complet, avec hébergement au Puy-du-Fou, ou dans dix-neuf hôtels sélectionnés dans la région.
100 % des bénéfices réinvestis
Pour ses nouveautés 2014, le parc annonce un investissement record de 24millions d'euros. Depuis sa création en 1978, sa direction déclare avoir injecté au total 305millions d'euros sur le site. Sans subvention, ni actionnaire extérieur, le Puy du Fou (64M€ de CA) réinvestit 100 % de ses bénéfices dans son parc. C'est aussi l'une des raisons de son succès, souligne sa direction. À sa tête, figure en effet une association loi 1901, qui organise le spectacle de la Cinéscénie avec 3.400 bénévoles. Elle détient également la SAS qui gère le Grand Parc (60 spectacles de jour et de nuit, 4 villages d'époque, 25 restaurants et 4 hôtels à thèmes).
Bonnes perspectives en 2014
Et la nouvelle saison s'ouvre sous de bons auspices. On constate d'ores et déjà une hausse de 25 % des réservations de billets pour le Grand Parc, et de 40 % des réservations de chambres d'hôtels. Le Puy-du-Fou exporte même depuis quelques années son savoir-faire. En 2013, ses équipes ont ainsi conçu un premier spectacle hors de France, pour le parc hollandais d'Efteling, centré sur les contes et légendes des pays nordiques. Pendant des mois, le metteur en scène, les costumiers, cavaliers, fauconniers, cascadeurs et comédiens vendéens ont planché sur le projet. « L'international devrait peser environ trois millions d'euros de chiffre d'affaires sur 2013 », précisait il y a quelques mois Nicolas de Villiers, président du Grand parc du Puy-du-Fou et de sa branche internationale. Le Vendéen pilote aussi l'ensemble des créations artistiques avec son père, Philippe, et Laurent Albert, le directeur du parc. D'autres chantiers sont en cours en Angleterre, en Pologne, en Chine... Ou encore en Russie, où les Vendéens travailleront en 2016 sur un projet de site touristique consacré à l'histoire du pays.
Le Puy-du-Fou
(Les Epesses) Président du Grand Parc : Nicolas de Villiers 130 salariés permanents 1.250 saisonniers 3.400 bénévoles 64M€ de CA 02 51 57 66 66