Né de la volonté de dirigeants choletais souhaitant favoriser le logement de leurs salariés, Gambetta est un groupe coopératif spécialisé dans l’accession à la propriété. Également propriétaire de logements locatifs, environ 5 000 dont la moitié en Pays de la Loire et l’autre en Île-de-France, il a choisi céder son parc ligérien. 2 400 logements en Maine-et-Loire, en Loire-Atlantique et en Vendée, ont ainsi été acquis par l’entreprise sociale pour l’habitat Mancelle d’Habitation (37,9 M€ de CA), basée au Mans, qui comptera plus de 9 000 logements en région à partir de 2026. Cette cession va permettre au promoteur choletais d’accélérer la construction de logements neufs dans les années à venir.
Des projets allant de 30 à 50 logements
En 2025, le groupe Gambetta aura construit environ 800 logements en accession dans l’Hexagone, contre 600 en 2024. D’ici une demi-douzaine d’années, il souhaite tripler sa production et pour cela, il a fait le choix de se séparer d’une partie de son parc locatif.
"C’est la rencontre de deux stratégies, explique Norbert Fanchon, président du groupe Gambetta. Mancelle d’Habitation souhaitait renforcer son parc, et de notre côté, nous avons développé du patrimoine locatif au fil des ans mais qui reste trop petit. Or, notre cœur de métier est de construire des logements en accession."
Et c’est dans ce domaine que souhaite se recentrer le promoteur choletais (120 collaborateurs, 220 M€ de CA). Présent dans l’Hexagone avec des agences à Nantes, Paris, Tours, Lyon, Nice et Toulouse, le groupe Gambetta mène des projets allant en moyenne de 30 à 50 logements, en milieu urbain, le plus souvent dans la première couronne des métropoles. Projets qui demandent de plus en plus de temps, entre l’achat d’un terrain et le lancement de la construction, imposant ainsi la mobilisation de fonds propres. "Dans les années à venir, ajoute Norbert Fanchon, cela sera peut-être encore plus long, avec des projets qui se feront à l’échelle d’un petit quartier ou de plusieurs parcelles, ce qui demandera plus d’ingénieries, plus de capitaux et plus de temps."
Une cession qui dégage 100 millions d’euros de liquidités
En se séparant d’une partie de son parc locatif, Le groupe Gambetta récupère donc de la trésorerie, qui va pouvoir lui permettre de lancer plus de projets. La cession, qui dégage 100 millions d’euros de liquidités, permet au groupe choletais de se doter d’une capacité d’investissement supplémentaire. "Ce que l’on vit actuellement dans la construction neuve va probablement durer, soutient Norbert Fanchon. C‘est un nouveau cycle qui démarre et dans ce cycle, on aura besoin de plus de fonds propres pour faire notre métier. Si nous voulons faire plus de logements, répondre aux besoins des gens de se loger en accession à la propriété, il faudra plus de trésorerie et nous préparons donc l’entreprise à cela."
Renforcer le parc locatif parisien
S’il cède son parc de logements locatifs en Pays de la Loire, soit donc environ la moitié de ce patrimoine, le groupe conserve en revanche celui qu’il possède en région parisienne. Un parc d’environ 2 500 logements également, qu’il souhaite même renforcer. "C’est notre second axe stratégique, indique Norbert Fanchon. Nous conservons ce parc en Île-de-France pour mieux le développer, car les besoins y sont plus importants."