Pas facile d'être sous-traitants pour la filière automobile en période de crise. Plusieurs patrons costarmoricains peuvent en témoigner tant ils ont été impactés économiquement en 2008 et en 2009. Si certains ont disparu tout simplement, d'autres ont mis à profit la période pour diversifier leurs activités ou former leur personnel (Labbé à Lamballe, Lisi à Plérin) tout en faisant le dos rond pour passer l'épreuve. Les dispositions gouvernementales sur la prime à la casse ont permis de doper un temps les ventes d'automobiles et par le fait offrir une bulle d'air (temporaire) aux nombreux intervenants en amont. Toutefois, la fin des mesures arrivant, l'État vient d'appeler les préfets à mettre en oeuvre un plan d'actions, comportant un important volet régional pour informer les chefs d'entreprise du secteur de la sous-traitance automobile des autres mesures d'aides mises en place. Pour cela, l'État, les constructeurs automobiles PSA Peugeot Citroën et Renault, la fédération des industries des équipements pour véhicules, la plate-forme de la filière automobile et des organisations patronales et syndicales ont acté 10M€ d'aides supplémentaires au fonds de modernisation des équipementiers automobiles voté fin 2008. Cette somme sera pour moitié consacrée à une aide proposée aux sous-traitants dans leur stratégie industrielle, d'investissement, d'innovation, de gestion, d'aide financière et de développement commercial.
Pas de construction automobile au sens strict du terme pour les Côtes-d'Armor mais une kyrielle de sous-traitants pour les grands groupes industriels français que sont Renault et PSA. Des acteurs, petits par leur taille mais grands par le nombre d'emplois induits, que l'État entend soutenir en ces temps de crise.