Le MIN de Rouen disposera de 12 000 m2 de panneaux solaires sur son toit. C’est le résultat d’un partenariat avec la société SEM ASER. L’énergie produite sera en partie vendue au MIN, et assurera environ 20 % de sa consommation.
Rénovation des toitures
La SEM ASER a investi 1,7 million d’euros dans l’installation de panneaux photovoltaïques sur une partie du toit du MIN de Rouen, dont les locaux de 60 000 m² accueillent une cinquantaine d’entreprises alimentaires. Le partenariat entre les deux parties prenantes permet de développer un projet d’autoconsommation collective d’énergie renouvelable, à un prix stable pendant plusieurs années.
La SEM ASER, fondée par la Métropole Rouen Normandie, la Ville de Paris, la Métropole du Grand Paris et Le Havre Seine Métropole, en association avec la Banque des Territoires et Énergie Partagée Investissement, a reçu le soutien financier de banques, et d’associations d’urbanisme, pour investir les fonds. Le projet s’est mis en place au moment des travaux de rénovation des toitures du MIN en fin d'année 2024. L’étanchéité est en effet primordiale avant de poser des panneaux photovoltaïques. L'installation des panneaux sera terminée avant la fin d'année de 2026.
Coût stable de l’électricité
"L’intérêt de ce partenariat est d’offrir aux occupants du MIN une énergie dont le coût est stable sur 25 ans. Le coût du photovoltaïque est un peu plus élevé que l’électricité vendue par EDF, mais en période d’instabilité géopolitique sa stabilité est clairement un atout", pointe Laurent Artigou, directeur général du MIN de Rouen. Un atout auquel la guerre au Moyen Orient, déclenchée quelques mois seulement quelques mois après la signature du partenariat, a vite donné raison.
Pic de consommation et de production
L’autre avantage concerne "la concordance entre le pic de consommation et de production de l’énergie solaire, en été", poursuit le directeur général du MIN. La période estivale demande en effet plus d’énergie pour maintenir les aliments au frais, en même temps qu’elle en emmagasine davantage.
50 % de la consommation électrique du MIN
La capacité installée des panneaux photovoltaïques correspond à une puissance maximale de 1,8 mégawatt crête, soit l’équivalent de la consommation de 800 habitants environ. "Nous revendons 10 % de l’énergie produite au MIN", explique Mathieu Dancre, directeur général de la SEM ASER. La production d’énergie solaire permet d’assurer la moitié de la consommation électrique totale du marché.
Baisser le montant de la taxe d’acheminement
Le reste de l’énergie produite sur place peut être revendu dans un rayon d’un kilomètre à des entreprises et aux particuliers. Par rapport au prix de l’électricité vendue sur le marché par l’État, le système d’autoconsommation collective permet à la SEM ASER de réduire le montant de la taxe d’acheminement, et donc d’offrir un prix compétitif à ses clients.
Réduire sa dépendance électrique
L’autoconsommation collective d’énergie renouvelable répond aussi à un enjeu de souveraineté. "L’autoconsommation permet de réduire sa dépendance au réseau. Le risque est l’incapacité à agir des grandes agglomérations en cas de coupure électrique", pointe Mathieu Dancre. Une paralysie auquel l’Espagne et le Portugal, ainsi qu’une partie du sud de la France, ont été confrontés en avril 2025. La production d’énergie photovoltaïque sur les toitures du MIN de Rouen a pour but de servir de test, avant d’être expérimentée dans d’autres sites de la métropole.