Quand il s'agit d'international, Labosport est plus que jamais dans les starting-blocks. Basée au Mans sur le Technoparc des 24 Heures, l'entreprise de contrôles et tests de sols sportifs se développe au-delà des frontières depuis une quinzaine d'années. « Nous sommes mandatés par des fédérations sportives ou des maîtres d'ouvrage voulant mettre aux normes ou tester une infrastructure sportive. C'est un marché de niche qui nous amène à intervenir dans le monde entier », explique son directeur général Aurélien Le Blan. Labosport est notamment en mesure de reproduire les interactions entre un sportif et un sol, quel qu'il soit, afin d'y effectuer une batterie de tests.
L'entreprise compte ainsi douze implantations à l'étranger et deux antennes en France. Canada, États-Unis, Australie, Chine... Labosport s'implante en effet au plus près des grandes fédérations sportives. Employant au total une centaine de salariés dans le monde, le groupe, qui ne publie pas ses chiffres, compte également trois laboratoires en France, Italie et Angleterre. Des installations qui lui permettent de réaliser toutes sortes de tests mécaniques et chimiques en interne. Pour certaines de ses prestations de services, Labosport n'hésite pas à se déplacer, avec du matériel volumineux. « Bien sûr, avec des antennes locales on économise sur les coûts. Mais surtout elles nous permettent d'être au plus près du marché et de ses spécificités locales », poursuit le dirigeant.
Stratégie multi-pays
Ainsi, après l'Australie en 2014, la dernière arrivée dans le réseau est la filiale colombienne, installée à Cali depuis mai dernier. « Être sur place nous donne la connaissance du marché. Nous lançons d'ailleurs en Colombie un service de test de petits terrains de sport. Il y a peu de moyens sur place pour faire de grandes surfaces sportives ; c'est une particularité locale que l'on a perçue en étant sur place. » En effet, en créant cette filiale colombienne, c'est à toute l'Amérique du sud et centrale que Labosport s'attaque. « Les marchés y sont très diversifiés et touchent le football, le rugby, le hockey ou encore les sports équestres », indique Aurélien Le Blan. Le critère logistique a également joué dans cette implantation. La Colombie permettant de relier l'ensemble des grandes agglomérations d'Amérique latine et centrale, avec une seule correspondance au maximum.
Exception marocaine
Toutefois cette stratégie multi-pays connaît une exception avec la création début 2015 de la filiale de Rabat au Maroc. Auparavant, Labosport gérait ses affaires africaines depuis la France ou l'Italie. « L'installation au Maroc nous permet de conserver et de gagner de nouveaux marchés que l'on aurait manqués. On y va vraiment pour le marché local, qui est prometteur mais complexe. » Notamment par le climat qui joue sur la qualité des pelouses naturelles. Un nouvel axe de développement pour Labosport. Car si l'entreprise mancelle est reconnue pour son expertise sur les sols en synthétique, elle renforce depuis un an ses compétences en matière de pelouses naturelles. L'acquisition en 2014 du Britannique PSD, spécialiste du gazon anglais, lui permet de proposer une nouvelle expertise sur les pelouses naturelles en climats chaud et froid. Deux agronomes ont d'ailleurs été récemment recrutés, en Chine et en Australie.
Cédric Menuet
Labosport
(Le Mans) 02 43 47 08 40 www.labosport.fr