À Ploërmel, l'ancien hangar à locomotives devenu une biscuiterie artisanale prend le train du développement. Trois ans après sa création, Le Hangar est en voie de décliner son modèle à Londres et dans d'autres villes étrangères.
L'expérience Grenier à Pain
Aux commandes du Hangar, on retrouve deux serials entrepreneurs : Anne-Marie Guillard et Michel Galloyer, le duo qui a créé et développé les boulangeries Grenier à Pain (29 magasins en France, 315 salariés et 23 M€ de CA en 2013). « Aux côtés de Michel, j'ai développé le réseau en région parisienne. Puis en 2003, nous avons ouvert un magasin Grenier à Pain à Ploërmel. J'avais en tête d'ouvrir une biscuiterie. » Le duo jette son dévolu sur l'entrepôt de la vieille gare ploërmelaise. Un pari un peu fou. « Son état était déplorable », se remémore Anne-Marie Guillard. 1,2 M€ sera consacré à son acquisition et sa remise en état. De quoi y abriter l'activité de biscuiterie mais aussi la boutique où sont vendus des produits d'épicerie fine et de décoration ainsi qu'un restaurant. Le Hangar compte 12 salariés.
20 T de biscuits
La locomotive économique du Hangar est bien sûr sa biscuiterie, quelque 20 T sortent de son atelier. Et là aussi le circuit de distribution est bien rodé. La vente se fait en boutique mais surtout dans les Greniers à Pain, en France et à l'international. À cela s'ajoutent quelque 223 revendeurs. Trois ans après son lancement, le Hangar ne compte pas en rester là. Après avoir procédé à 100.000 euros d'investissements en 2013, les dirigeants ont mobilisé 50.000 euros pour développer leur outil.
À l'heure anglaise
Et désormais, ils s'ouvrent d'autres horizons. « Nous sommes sur un projet bien avancé à Londres. Dans quelques années, on l'imagine très bien à New-York dans un quartier comme Soho. Tout cela se fait en partenariat avec des investisseurs. »
New York en ligne de mire Des investisseurs déjà actifs : « En mars 2015, nous allons ouvrir un carré 100 % français à Rome. Nous sommes quatre dans ce projet. Il y a de la place pour un mini-hangar », précise Michel Galloyer. Comme pour ses boutiques, le boulanger angevin lorgne vers l'international pour développer la biscuiterie. Le duo scrute aussi le Moyen-Orient. Le Grenier à Pain ouvre une nouvelle boutique à Dubaï début 2015. Alors une affaire qui marche le Hangar ? « Nous sommes juste à l'équilibre. » En 2013, l'entreprise a réalisé 708.000 € de CA pour un résultat net de 2.600 €. « Cette année, nous serons à 800.000 euros de CA. » D'ici à trois ans, les dirigeants visent 1,3 M€ de volume d'affaires.
Ségolène Mahias
Biscuiterie Le Hangar et ses gâteaux bretons ont trouvé la bonne recette à Ploërmel. Le petit frère du Grenier à Pain pourrait s'implanter à Londres et Rome.