Pharmagest inter@ctive
Avec une deuxième acquisition dans le domaine des Ehpad*, Azur software, Pharmagest inter@ctive possède désormais un portefeuille de 750 établissements équipés. Rencontre avec Thierry Chapusot, DG du leader de l'informatique officinale.Pourquoi cette diversification vers le marché des Ehpad? Il y en a 11.000 en France. Tous sont équipés, mais imparfaitement, sans système intégré. C'est un marché d'avenir, car il manque d'établissements médicalisés pour les personnes âgées, une population qui ne cesse d'augmenter, nous le savons tous. Nous allons adapter les deux logiciels (Titan de Malta informatique et le LGPI de Pharmagest, qui équipe 5.000 des 9.800 pharmacies françaises, NDLR) avant la fin de l'année pour permettre la circulation en temps réel entre les médecins des Ehpad et les pharmaciens. Cette mise en réseau des professionnels de santé, qui permet également une meilleure sécurisation de dispensation, est un point très important. Quelles sont vos perspectives de développement sur ce marché? Avec Malta informatique et Azur (toutes deux acquises sur fonds propres à 100%, pour environ 300.000 € chacune, NDLR), nous équipons 750 établissements, soit 7% du marché. Avec notre force commerciale, qui sera renforcée par 3 ou 4 commerciaux et formateurs dédiés, nous pouvons faire X3 par croissance organique dans les deux ans. Notre objectif est d'équiper 1.000 Ehpad dès juin2010. Comment analysez-vous les résultats de Pharmagest en 2008**? C'est une bonne année, liée à notre business plan et notamment à la récurrence des contrats de maintenance. Nous offrons 30mois de maintenance gratuite à nos clients, ensuite nous récupérons ces contrats. C'est pourquoi l'année 2009 sera encore meilleure. Vous bénéficiez également de l'affaiblissement de la concurrence. Oui. On devrait prendre des clients à notre concurrent principal, dont le logiciel devient obsolète. Ses évolutions ne sont que de la peinture sur de la rouille. Son dernier argument est le prix, mais ce n'est pas pertinent. Dans le domaine de la communication par écrans dans les officines, nous prenons des parts de marché. Offimedia est le seul acteur désormais, après la disparition des autres acteurs. Nous avons racheté les actifs de Novax au début du mois. Nous avons informé les 1.300 pharmaciens équipés que leur logiciel va continuer à vivre, avec une mise à jour que nous réaliserons avec notre base de données.
* Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. ** Chiffre d'affaires en hausse de 5,4%, à 74,8M€, résultat opérationnel de 13,73M€ (+13,9%) et résultat net part du groupe de 8,89M€ (+9,8%).
Baccarat
Après l'annonce d'un chiffre d'affaires de 137,75M€ en 2008, en baisse de 3,5%, Baccarat a commenté son activité. «Les deux principaux marchés à l'export, le Japon et les États-Unis, ont particulièrement souffert au second semestre», constate la société. Les deux marchés ont connu respectivement une diminution de 13% en yen et de 19% en dollar de leur activité. Une chute que ne compense pas le bon comportement de l'Europe, en hausse de 5% «profitant de la bonne performance de l'activité flaconnage». Conséquence, le résultat net consolidé relève une perte de 8,5M€ contre un gain de 4M€ en 2007. Le taux d'endettement net de l'entreprise lorraine représente 38% des capitaux propres au 31décembre (21% un an plus tôt). Les perspectives ne sont pas plus réjouissantes. «L'environnement dégradé sur l'ensemble des marchés, dont ceux des arts de la table et du cristal et les investissements significatifs réalisés sur l'exercice 2008, en ressources de développement commercial, marketing et industriel (...), pèseront à nouveau sur l'exercice 2009, prévient la société. Baccarat entend s'adapter (...) par une gestion rigoureuse de son niveau d'investissements, de ses frais et de son niveau de production.»