Le Rouic trace sa voie en matière de carrosserie industrielle à Elven, près de Vannes. Créée en 1951, sur une activité de constructions de machines agraires, elle a fait évoluer son expertise vers la fabrication de châssis industriels de transports poids lourds. Réalisant 4,2 millions d’euros de chiffre d’affaires et employant 32 collaborateurs, elle a à sa tête Sylvain Le Rouic, arrière-petit-fils du fondateur de la société.
"Nous fabriquons des solutions, sur mesure, pour le transport de marchandises, de matériels roulants ou d’équipements spécialisés", résume le dirigeant. L’entreprise est dotée d’un bureau d’études depuis 20 ans. Chaque véhicule est dessiné par ce service avant de passer à la phase d’équipements et d’assemblage qui est en moyenne de huit semaines.
Spécialiste sur le créneau du transport des mobile homes
Connu et reconnu, Le Rouic est l’un des rares spécialistes en France de solutions de transports pour les mobile homes. "Seules cinq ou six sociétés françaises ont cette compétence car cela implique le recours à des technologies permettant le chargement et le déchargement des mobile homes", souligne Sylvain Le Rouic. L’entreprise intervient sur ce créneau depuis 25 ans et suit l’essor de ce type de transport en France. Elle est aussi très présente sur le créneau du transport des machines agricoles.
Réalisant la grande majorité de son chiffre d’affaires dans le Grand Ouest, elle voit les choses évoluer. "Nous avons de plus en plus de demandes sur le territoire national et nous accompagnons aussi nos clients qui se développent à l’export, notamment en Suisse et en Belgique", note Sylvain Le Rouic.
Mais Le Rouic a voulu aller plus loin : en effet, les ensembles routiers équipés par Le Rouic, comme ceux de ses confrères, doivent passer les homologations pour circuler dans ces pays européens ; les homologations décernées étant nationales.
"Nous sommes devenus constructeurs"
Le carrossier morbihannais a donc pris une orientation stratégique pour aller plus loin dans l’élargissement géographique de ses marchés. "Nous sommes devenus constructeurs en faisant homologuer un type de véhicule pour le marché européen car nous avons des demandes de clients ", détaille le dirigeant.
Un an de travail aura été nécessaire afin de décrocher ce sésame décerné par l’Utac, le seul bureau de certification habilité sur ce sujet.
Place désormais aux réponses aux demandes entrantes en provenance des marchés étrangers, confie Sylvain Le Rouic. L’export, qui pèse aujourd’hui moins de 5 % du chiffre d’affaires, pourrait être un nouveau levier de croissance.
Une veille technologique omniprésente
Tournée vers l’avenir, l’entreprise Le Rouic qui associe des compétences en métallurgie, électricité, hydraulique, carrosserie, peinture et bois entend aussi répondre aux évolutions technologiques.
"L’électronique gagne du terrain dans nos métiers aussi bien pour les produits proposés que dans nos process de fabrication. Il nous faut être en veille et compétents. Nous regardons aussi ce qui se passe sur le volet des véhicules électriques, " souligne le chef d’entreprise.
Dans cette volonté d’être toujours en pointe sur les prochaines transformations, le carrossier suit de près les nouveaux alliages d’acier qui permettent d’augmenter la charge utile des remorques comme l’indique son dirigeant : "Nous sommes aussi attentifs à l’impression 3D de l’acier pour réaliser des produits complexes ou être encore plus réactifs."
Orientée sur l’équipement d’ensemble de transports, elle concentre 80 % de son activité vers le neuf mais elle intervient aussi en réparation. "Cela nous offre de la récurrence et équilibre notre chiffre d’affaires et l’activité. C’est aussi différenciant en termes de services ", conclut Sylvain Le Rouic.