Le Breton Chrono Route lance TC 14 en Normandie
# Transport-logistique # Investissement

Le Breton Chrono Route lance TC 14 en Normandie

La société Chrono Route qui appartient au Groupe TC (Transports Cassier) a créé une activité de livraison de composants pour sièges de camions, basée en Normandie. En s'en séparant, elle lui donne une entité juridique et le nom de TC 14. Chrono Route, elle, prend le nom de TC 35.

Chrono Route connaît une forte croissance de son activité, dans un monde du transport plus que chahuté. De 5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2013, la PME est passée à 8 millions en 2016, embauchant huit à douze salariés supplémentaires tous les ans (70 salariés aujourd'hui). Pourtant, l'entreprise de transport dirigée par Dominique Maguin, avait souffert de la chute d'activité des équipementiers automobiles, après 2007. « Historiquement, nous réalisions 100 % de notre activité avec l'usine PSA de la Janais, près de Rennes, chez qui nous livrions les pièces automobiles, en flux synchrone. D'où le nom de Chrono Route, d'ailleurs », raconte Dominique Maguin.

Pour constructeurs auto

Désormais, les équipementiers automobiles ne représentent plus que 60 % de son chiffre d'affaires, dont la moitié pour le compte de PSA La Janais. Même si l'activité repart, grâce à des annonces de commandes pour de nouveaux véhicules chez le constructeur, Chrono Route a donc diversifié son activité de transport. Bien lui en a pris, car elle ne s'est jamais aussi bien portée !

Matériaux, pneus et palettes

Cette filiale du groupe TC (Transports Cassier, basé dans la Nièvre : 400 salariés, 45 M€ de CA avec onze et bientôt 14 filiales) a trouvé trois nouveaux marchés. Le premier est celui du transport de matériaux, avec chariot embarqué sur le camion (10 % de l'activité). « Cela permet à nos chauffeurs de proposer un service complet et autonome à nos clients : ils chargent et déchargent eux-mêmes les palettes de matériaux des grossistes et sur les chantiers », détaille le gérant. Le deuxième marché concerne la distribution de palettes. « Jusqu'alors, nous ne livrions que des camions complets. Cela nous permet d'adresser de nouveaux clients, notamment dans tous types d'industries ». Pour cela, Chrono Route s'appuie sur son réseau TC. Enfin, le troisième axe de diversification est celui de la collecte de pneumatiques usagers. Chrono Route travaille ainsi avec un éco-organisme, Aliapur, qui traite les pneus des garagistes. « Nous couvrions en 2016 l'Ille-et-Vilaine et la Loire-Atlantique. Cette année, nous allons faire aussi la Mayenne et le Morbihan, annonce Dominique Maguin. Il y a une forte demande et nous prévoyons ainsi 50 % de croissance de cette activité en 2017. C'est là que nous allons beaucoup embaucher » (15 salariés actuellement).

Investir 3 millions d'euros pour grandir

Pour faire face à cette croissance d'activité bien spécifique, Chrono Route a dû adapter son outil de travail. Sur ses deux sites de Crevin, l'entreprise réalise des travaux. Elle crée 2000 m² d'espace de stationnement pour une vingtaine de camions, multiplie par deux la surface dédiée au traitement des pneumatiques et au stockage des bennes (300 m²). « Nous allons, dans les mois qui viennent, réfléchir à agrandir nos entrepôts (passer de 2500 m² à 5000 m²) et nos bureaux, confie Dominique Maguin, qui table sur une croissance de 20 % encore cette année.

Création de TC 14

Avec les camions, remorques et bennes à acheter, cela va représenter environ 3 millions d'euros d'investissement entre cette année et 2018 ». Objectif : consolider ses activités Aliapur et automobile. Chrono Route est entré dans une phase de croissance qui pousse l'entreprise aussi à se structurer. Filiale de TC, elle va changer de nom avant l'été, pour communiquer de manière plus simple auprès notamment de grands groupes. Son nouveau nom : TC 35, tout simplement. Chrono Route va aussi, ce mois de février, se séparer (juridiquement) de l'activité qu'elle a lancée en Normandie, spécialisée dans la livraison de composants pour sièges de camions (pour Renault Trucks). « L'activité a atteint une taille critique pour devenir autonome. Nous allons donc créer une filiale dédiée, qui s'appellera TC 14, dirigée par Romain Padrao (87 salariés) ».

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