Le Bélier : La confiance retrouvée
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Le Bélier : La confiance retrouvée

Fonderie Le groupe Le Bélier annonce une croissance de 30% de son activité pour 2010. La levée de fonds réalisée cet été permettra à la société de procéder à de nombreux investissements sur ses sept usines dans le monde, dont 1,5M€ pour le site de Vérac.

Deux ans après avoir bouclé sa réorganisation en France, le groupe Le Bélier a retrouvé une situation sereine. Le fabricant de composants de sécurité moulés en aluminium pour l'automobile prévoit une croissance de 30% de son chiffre d'affaires pour 2010. Sur les six premiers mois de l'année, le résultat net ressort à 5,1M€, pour un CA de 96,1M€.

Implantation mondiale
Pour Philippe Dizier, directeur général de la société, ces bons chiffres s'expliquent par «un marché porteur en 2010, après une année 2009 difficile pour le secteur automobile, avec de forts déstockages. Le boom de la Chine nous est également favorable». Mais les facteurs exogènes à l'entreprise n'expliquent pas tout. La stratégie du Bélier repose en partie sur une implantation mondiale qui répond à l'attente des clients. Le groupe possède des usines en France, Serbie, Hongrie (deux sites), au Mexique (deux sites) et en Chine. «Nous produisons localement pour vendre localement, explique Philippe Dizier. À de très rares exceptions près, nous n'effectuons pas de transfert de produits. Cela nous permet de maîtriser la qualité des pièces et les flux logistiques, et de ne pas subir les soubresauts du cours des monnaies». Une implantation en Asie ou en Amérique du Sud est actuellement en réflexion. «Nous étudions cette possibilité, annonce le dirigeant. Mais la classe moyenne, dans des pays comme l'Inde ou le Brésil, commence à peine à se constituer et ces marchés ne sont pas encore tout à fait matures».

Diversification dans l'aéronautique
Le Bélier réalise l'essentiel de sa production avec trois pièces: liaison au sol (4% du CA), suralimentation (15%) et freinage (66%). Les sous-traitants automobiles de rang1 (Continental, TRW ou Bosch) représentent 80% de l'activité. Les constructeurs (Peugeot, Renault, BMW...) constituent le reste du portefeuille client automobile. «Nous souhaitons nous développer dans le secteur aéronautique, déclare Philippe Dizier. Nous produisons déjà des pièces pour les moteurs d'avion ou les trains d'atterrissage dans notre usine de Vérac. Sur les 25M€ de CA réalisés en France, 2M€ sont générés par les petites séries, c'est-à-dire surtout l'aéronautique. Or, pour rendre notre site industriel français rentable, la diversification est indispensable». Le site de Vérac, qui héberge le centre de recherche et développement, emploie actuellement 300 personnes.

Entrée au capital de FCDE
Afin de poursuivre son développement, le groupe a réalisé cet été une augmentation de capital de 12,3M€. «Le Fonds de consolidation et de développement des entreprises (filiale de la Caisse des dépôts, ndlr) a apporté 8M€ au capital de la Holding Copernic, dans laquelle on retrouve également la famille Galland, actionnaire majoritaire du Bélier. Nous avons également récupéré 4M€ sur le marché».
Cette levée de fonds doit permettre à l'industriel d'améliorer son haut de bilan et de réaliser d'importants investissements. «En France, 1,5M€ seront investis dans les 2 ans, indique Philippe Dizier. Cela afin de répondre à la demande de produits qui doivent être de plus en plus souvent usinés».

Le Bélier

(Vérac) Président: Philippe Galland 2.300 salariés CA 2009: 153M€ @email 05 57 55 03 00

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