LDC : Négociations pour Marie
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LDC : Négociations pour Marie

LDC a officialisé cet été son intérêt pour Marie. Si le rachat s'effectue, le Sablésien deviendra le numéro 1 français des traiteurs.

Le 26juin, le groupe LDC annonçait engager des négociations exclusives en vue du rachat de la totalité de Marie, présente sur le marché des produits traiteurs et des surgelés avec des marques telles que Marie, Weight Watchers et Luang. «Le dossier a été déposé auprès de l'Autorité de la concurrence qui nous en a accusé réception le 24août», précise André Delion, directeur financier du groupe. Soit quatre jours après une assemblée générale d'actionnaires sans surprise. Depuis, court le délai minimum de cinq semaines d'analyse du dossier. Le pôle traiteur de LDC en sortira plus que doublé à 500M€. Les 265M€ de Marie, qui possède sept sites de production (1.423 personnes), s'ajoutant aux 227M€ du Sarthois et à ses sept établissements. Après le rachat en début d'année d'Entracte, spécialiste du sandwich, LDC confirme son appétit pour atteindre le premier rang français du marché traiteur. Ses concurrents les plus directs dans la course à la taille sont par exemple Sodebo et Fleury Michon. Mais chaque groupe intervenant sur des segments qui ne se recouvrent pas totalement, toute comparaison apparaît assez difficile.




120 M€ d'excédent net

L'acquisition, comme celle du vendéen Arrivé (n°4 français de la volaille), réalisée aussi cette année, est d'abord financée sur les fonds propres du Sarthois qui présentait au 28février dernier un excédent net de trésorerie de 120M€. «Si nécessaire, nous avons également à disposition des lignes de crédit auprès de trois banques», complète le directeur financier. Arrivé renforce le pôle amont (fabrication d'aliments pour animaux) et le pôle volaille de LDC avec sa marque Maître Coq, notamment sur le segment des produits élaborés. Au total, le groupe devrait atteindre 2,5milliards d'euros de CA en additionnant la croissance interne et la croissance externe, dont la moitié réalisée sur les produits alimentaires élaborés et les produits traiteurs. le point commun est d'accompagner les nouveaux modes de consommation, un rééquilibrage en profondeur face aux activités avicoles historiques. «Il s'agit d'un réel changement de dimension du groupe, même si nous avons toujours recherché la rentabilité avant le chiffre d'affaires», poursuit le dirigeant.




Stratégie internationale

Malgré sa position de leader dans l'Hexagone, LDC ne représente que 5 à 6% du marché européen de la volaille. Face aux mouvements de concentration démarrés au Brésil*, le Sarthois sait qu'il faudra, dans les prochaines années, renforcer sa présence hors de France qui se limite pour l'instant à la Pologne (amont) et à l'Espagne. «Avec Arrivé et Marie, nous réaliserons cette année deux belles opérations en France. La stratégie de notre croissance externe sera donc dans les années à venir plutôt tournée vers l'international», confirme André Delion.




*Perdigao-Sadia dont le rapprochement a été accepté le 30juin par les autorités européennes et qui devient sous le nom de Brasil Food le premier opérateur avicole mondial.

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