Comme une évidence. Lorsque s'est posée la question du futur nom de leur cabinet d'assurances, issue de leur rapprochement, Yvon Débordès, Christophe Ribaimont, Emmanuel Gourvès et Sébastien Le Calvez n'ont pas hésité un instant.
Une unanimité sur le nom
Pas question d'aller apposer leurs quatre patronymes sur le fronton de la société ou d'imaginer un énième concept marketing. Ils étaient tous unanimes pour l'appeler Débordès & Associés. « Le nom Débordès, porté par l'un de nos associés qui avait succédé à son père, est une marque connue et reconnue depuis 1932, précise Sébastien Le Calvez. Les gens du Trégor parlent d'ailleurs rarement de Gan mais avant tout de Débordès. » Avec ce rapprochement, les nouveaux partenaires prolongent ainsi la vie d'une enseigne connue dans le secteur de l'assurance dans les Côtes-d'Armor.
Une équité dans les apports
Avec 9 salariés et un niveau de commission de l'ordre de 1,15 million d'euros, le nouveau cabinet Gan a fier allure. « Nous avons choisi une répartition simple à hauteur de 25 % chacun. Certains ont valorisé leur apport via leur portefeuille, d'autres via des liquidités. On se connaît à peu près tous depuis des années. De mon côté, j'étais collaborateur salarié de l'agence depuis deux ans. Emmanuel Gourvès avait vendu, il y a 12 ans, son cabinet de Lisieux à Christophe Ribaimont, lequel était associé avec Yvon Débordès depuis 2013. » La nouvelle structure a profité de l'occasion pour avaler son confrère de Perros-Guirec. « C'était un préalable pour que la compagnie accepte une association à quatre, une première pour elle. C'est un schéma atypique mais qui fonctionne via une parfaite répartition des rôles. Nous avons chacun nos secteurs de clientèle de prédilection et, en terme de back-office, nous avons également réparti les tâches pour suivre la gestion, les ressources humaines, etc. »
Un futur déménagement
Cette nouvelle force de frappe, le cabinet Débordès & Associés entend la mettre au service du monde professionnel. « Nous sommes actuellement à 80 % de particuliers et 20 % de pro. L'idée est d'aller vers un équilibre plus juste car nous avons les compétences pour accompagner les dirigeants dans leur quotidien. » Dans cette logique, les quatre associés vont quitter le centre-ville de Lannion pour rejoindre la zone d'activités de Saint-Marc à quelques kilomètres. « Nous avions besoin de gagner en qualité de travail et d'améliorer l'accès au cabinet. Nous avons racheté une cellule vacante de 400 m² sur laquelle 500 000 euros d'investissement vont être réalisés. »