L'affacturage : Un triple niveau de prestations

L'affacturage : Un triple niveau de prestations

À l'instar des assureurs-crédit, les sociétés d'affacturage, affiliées aux banques, ont pâti de la crise, avec un encours global de créances facturées fin 2009 en baisse de 13,8% par rapport à l'année précédente. L'affacturage est une externalisation totale ou partielle du poste client de l'entreprise. Il englobe trois niveaux de prestations: l'assurance-crédit; le recouvrement du poste client (gestion de la facturation, relances des débiteurs, gestion des contentieux); enfin, une avance de trésorerie. Par ce mécanisme, le factor achète les créances de l'entreprise, qui peut ainsi financer son besoin en fonds de roulement sans attendre le règlement de la facture. «L'avantage, note Sylvain Gros-Désirs, directeur du département BFR d'Alma Consulting Group, c'est que l'entreprise peut faire financer sous 24 ou 48heures les créances échues ou non échues». Cela a bien entendu un coût. «L'affacturage va coûter 60.000€ en moyenne à une PME qui veut se faire financer l'équivalent de 10M€ de créances. Soit 0,6% du chiffre d'affaires. Pour 30M€, le coût moyen est de 170.000€, soit 0,5% du chiffre d'affaires. C'est à l'entreprise d'évaluer le coût de l'opportunité, en fonction de ses clients, du pays, du lien de dépendance, etc. Il faut savoir aussi qu'il est assez difficile pour une entreprise de sortir de l'affacturage une fois qu'elle y est entrée. Elle s'habitue en effet à ce crédit de trésorerie. Il est donc conseillé de prévoir les conditions de sortieen amont», préconise le consultant.