Qu'il est loin le temps des sourires. Il y a un an, Daniel Loiseau, d'Angers Loire Métropole, Michele Costantino, P-dg d'Air Vallée, et Eve Monnet, de Kéolis Airport, planaient joyeusement à l'annonce du lancement de quatre nouvelles lignes au départ de l'aéroport angevin. L'Italienne Air Vallée devait devenir la compagnie régionale du Val de Loire en proposant des vols pour Barcelone, Munich, Nice et Aoste en direct. Depuis le 4septembre dernier, cette ambition a du plomb dans l'aile. Seuls les vols vers Barcelone sont encore vendus. Le non-respect de ces engagements agace l'Agglomération qui apporte une contribution financière de 580.000 € pour le fonctionnement de l'aéroport. Lors du dernier conseil communautaire, Daniel Loiseau a lancé la polémique. «Pour la communication, ils n'ont pas rempli leur rôle. Mais vous savez, Air Vallée est un groupe pétrochimique qui a racheté une filiale à Fiat, croyant sans doute que c'était plus facile de faire voler des avions...» Un scénario irritant alors que le territoire recense ses atouts avec sa marque Angers Loire Valley. Mais coincé entre Paris, Nantes, Tours et le futur aéroport de Notre-Dames-des-Landes, Angers-Marcé ne paye-t-il pas simplement sa situation? L'attractivité ne se décrète pas et l'arlésienne se poursuit.
- LE BILLET