La voile « bon vecteur de com' » pour la BPO
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La voile « bon vecteur de com' » pour la BPO

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La Banque Populaire de l'Ouest et la voile : une histoire d'amour exclusive qui dure depuis 28 ans. L'établissement bancaire, qui n'a pas d'autres engagements de sponsoring sportif, en mesure toutes les retombées. Hugues Brionne, directeur communication et multicanal à la BPO, décrypte cette stratégie gagnante.

— Photo : Le Journal des Entreprises

Hugues Brionne, directeur communication et multicanal à la BPO, décrypte la stratégie de sponsoring sportif de l'établissement dont le siège est à Rennes : « C'est la Banque Populaire de l'Ouest qui est à l'origine de l'engagement dans la voile du groupe Banque Populaire. Cela remonte à 1989 avec Francis Joyon pour la course Lorient - Saint-Barth. Nous allons bientôt en fêter les 30 ans, en Bretagne... À l'époque, nous avons associé d'autres Banques Populaires. Cela a pris une ampleur assez énorme, car nous avons toujours au moins un bateau en course. Aujourd'hui, c'est Armel Le Cléac'h avec qui nous venons de finir le Vendée Globe avec succès, mais aussi le véliplanchiste-dentiste briochin Pierre Le Coq qui a décroché une très belle médaille de bronze aux JO. » La BPO renouvelle d'ailleurs le 21 juin son engagement avec ce dernier, en vue des JO 2020.

Des valeurs communes

« Au départ, la voile, c'était une anecdote..., ajoute Hugues Brionne. Avec ce sport propre, sans dopage, nous partageons des valeurs communes dont le dépassement de soi, l'accompagnement dans la durée, l'humain au coeur du relationnel. Nous avons aussi appliqué nos propres valeurs à cet engagement : la coopération, l'audace et l'humain. C'est un travail d'équipe autour du skipper. Et en plus nous avons des résultats sportifs ! Le groupe communique sur cinq millions d'euros d'engagement par an pour le bateau, l'équipe... (Ndlr, hors Pen Duick qui relève du mécénat). Soit le prix d'une campagne télé ! Pour la Banque Populaire de l'Ouest, ce budget représente 55.000 euros investis sur le territoire. Dernièrement, nous avons obtenu le chiffrage des retombées médias du Vendée Globe, qui s'élèvent à 55 millions d'euros. C'est impressionnant ! En local, nous essayons d'irriguer tous les territoires sur lesquels nous sommes présents, en lien avec les ligues régionales, les comités départementaux de voile - dont celui de la Sarthe -, les clubs en direct et des événements spécifiques comme Brest 2016. Au profit des clubs, nous finançons, par exemple, 60 % du montant du matériel. Cette année, onze clubs de l'Ouest bénéficieront de notre soutien pour l'achat de voiles d'optimistes et de combinaisons enfants et adultes. Ce qui est intéressant avec la voile, en bon vecteur de com', c'est le fait de pouvoir jouer sur tous ces tableaux, de l'école de voile à la course au large. On ne se disperse pas. C'est sans doute plus profitable que du saupoudrage. »

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