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La présidente de la CPME à la table du Premier ministre
Vendée # Politique économique

La présidente de la CPME à la table du Premier ministre

Marie-Agnès Mandin, présidente de la CPME 85, était invitée à dîner le 26 juin avec d’autres dirigeants à la table du Premier ministre, Edouard Philippe. L'occasion de parler des desiderata des dirigeants quant à la future réforme du code du travail.

« C’est une invitation qui ne se refuse pas », sourit Marie-Agnès Mandin, choisie par le cabinet du Premier ministre, Edouard Philippe, pour évoquer, avec une petite dizaine de dirigeants, la réforme du code du travail promise par la nouvelle équipe gouvernementale. La présidente de la CPME Vendée faisait partie d’un panel de chefs d’entreprises de 7 à 500 salariés invités à ce dîner de consultation organisé le 26 juin à Matignon.

Dix thèmes présentés au Premier ministre

Une dizaines de thèmes ont été présentés par les chefs d’entreprises lors de ce dîner à Matignon : la pérennisation du CICE ; la révision des six derniers critères de la réforme de la pénibilité au travail ; encourager la prise de risque chez les entrepreneurs plutôt que la sanctionner ; le plafonnement des indemnités prudhommales ; privilégier la négociation interne au sein de l’entreprise ; la refonte de la formation initiale pour mieux correspondre aux besoins des entrepreneurs ; libérer le temps de travail ; prévenir les abus des ruptures conventionnelles ; renforcer les contrôles des arrêts maladies ; renforcer les contrôles des inaptitudes et revoir les relations avec la médecine du travail et enfin prendre en compte les problématiques des PME de moins de 20 salariés avec des règles différentes.

Trois grands ensembles

« Le Premier ministre a confirmé qu’il voulait aller vite sur le dossier de la réforme du code du travail et qu’il procéderait par ordonnances d’ici la fin de l’année, témoigne la dirigeante. Edouard Philippe nous a présenté trois grands ensembles de propositions qui seraient intégrés à la réforme : sur les négociations dans l’entreprise, sur le dialogue social, avec notamment la fusion des instances CHSCT, DP et CE ; les relations individuelles de travail avec notamment un barème de dommages et intérêts prudhommaux, la limitation à six mois du recours contre un licenciement et la mise en place de "contrats de chantier" dans le BTP et l’informatique. »

Des inquiétudes subsistent

C’est la première fois que ce genre d’initiative est prise, on ne va pas regretter d’autant que la compréhension des enjeux a été très bonne. Nous savons néanmoins que nous n’allons pas être d’accord sur tous les points », tempère la coprésidente de l’entreprise Plasti Pêche (18 salariés). Par exemple, le gouvernement va-t-il pousser pour favoriser la présence obligatoire des syndicats de salariés dans les instances en entreprise ? « C’est encore flou, nous sommes donc inquiets. » Idem pour le prélèvement à la source dont le Premier ministre a confirmé le report d’un an et la mise en place. Autre confirmation : plus de contrôle des demandeurs d’emplois. Bilan de la rencontre : pas de surprise, mais au moins des confirmations.

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