Sa discrétion n'a pas d'égal dans le département. Évoluant sur un créneau ultra-confidentiel et à forte valeur ajoutée technologique, la course automobile, Blanc Aéro-Technologies ouvre rarement ses portes au public. Perdue au coeur du bassin minier limitrophe de Trémuson et Plérin, l'entreprise s'appuie, il est vrai, sur un savoir-faire inégalable et reconnu à travers le monde. Les risques de piratage industriel s'avèrent relativement importants. «Une vis parfaite est celle qui casse après la ligne d'arrivée», s'amuse à raconter Olivier Le Bars, patron de la filiale du groupe français Lisi. Implantée dans les Côtes-d'Armor depuis 1917, la société était à l'origine une fabrique de vis de précision. En 1967, elle s'oriente vers les produits destinés à l'aéronautique. Cinq ans plus tard, Paul Lefevre, le P-dg de l'époque, décide de s'adosser au groupe Blanc Aéro. Dans les années 80, le déclin de l'aéronautique militaire contraint l'entreprise à se diversifier sur le marché civil. L'essor d'Airbus contribuera à pérenniser l'activité et l'emploi sur Plérin (190 salariés en 1991).
Un deuxième site à Los Angeles
En 1993, l'entreprise se diversifie sur les niches technologie, automobile notamment. Tout en restant dans le giron de Blanc Aéro, l'établissement prend le nom de Fixarmor. Trois ans plus tard, après fusion de ses activités avec la société Mengin à Aillevillers (70), elle est rebaptisée Blanc Aéro-Technologies et se spécialise sur le créneau de la visserie pour la compétition auto. En 1999, Blanc Aéro et Hi-Shear fusionnent au sein de GFI Aérospace qui deviendra Lisi Aérospace en 2002. Le groupe s'articule autour de trois activités à haute valeur ajoutée: la cosmétique (composants d'assemblage et d'emballage), l'aérospatial et l'automobile (fixations et composants d'assemblage). En mai2003, les usines de Plérin et celles de Los Angeles (A1 Technologies), dirigées par Olivier Le Bars, forment la business unit "Racing" du groupe Lisi.