En moyenne, chaque année, Monbana investit un million d'euros. En 2016, sa nouvelle usine bretonne de Saint-Sauveur-des-Landes, dans le pays de Fougères, aura mobilisé une enveloppe exceptionnelle de trois millions d'euros et même huit millions si l'on compte le soutien des collectivités locales pour l'immobilier (en crédit-bail).
« Une usine vitrine »
Le chocolatier mayennais avait besoin de ce nouvel outil de production, en remplacement de celui de Landivy, devenu site de stockage. Les salariés ont été transférés et ils sont aujourd'hui 43 à travailler en Bretagne. « Ce site ne correspondait plus aux attentes de nos clients et nous avions besoin d'une usine vitrine de notre savoir-faire, pour répondre à de nouveaux marchés plus importants », précise Sébastien Le Rendu, directeur industriel et logistique, qui gère également deux autres sites de production, à Ernée (siège, en Mayenne), dédié aux chocolats fins, tablettes, carrés, turbinés et biscuits, et à Colmar en Alsace, racheté en 2003 et dédié au moulage et au chocolat à liqueur. Le site breton, lui, est spécialisé dans les poudres et boissons gourmandes comme les milk-shakes et produits diététiques, soit 400 recettes dont 30 nouvelles chaque année dont une part de bio, sans gluten, sans lactose.
Doubler de volume
Chacun des sites produit quelque 2 500 tonnes par an. « Nous sommes déjà proches des 3 000 tonnes à Saint-Sauveur-des-Landes », confie le directeur qui a l'ambition de doubler le tonnage « a minima », pour atteindre les 5 000 tonnes sous trois ans.
Un cap franchi
« Nous sommes capables de nous positionner sur des marchés à volume, principalement à l'international. Le made in France a le vent en poupe ! » Monbana réalise déjà 20 % de son business à l'export, dans 52 pays. « Nous avions besoin de franchir un cap, à la fois dans notre bâtiment mais aussi dans notre process, complètement transformé, efficient et souple », ajoute Sébastien Le Rendu. Monbana s'est inspiré de la pharmacologie en sécurisant sa production grâce à des containers isolés. Un process qui intéresse. L'usine bretonne reçoit le monde entier à sa porte : un broker américain, des prospects japonais, un client portugais... Prochain investissement : un nouvel outil de gestion informatique (ERP) en juin 2017. Un projet de transfert des matières par pneumatique est aussi à l'étude, mais non chiffré à ce jour.