La Marelle en Papier, société d'édition créée en 2004 à Rennes par Fabrice Bernetière et sa femme Pascale Nivet, était au salon Maison et Objet de Villepinte début septembre. L'occasion de s'offrir une visibilité nationale et internationale sur un stand de plus de 60m². Mais la PME éditrice de sacs, bijoux et articles de papeterie n'a pas attendu septembre pour s'exporter. Cela fait deux ans qu'elle a créé une filiale au Japon. Les Nippons sont friands de la ?ligne poétique? de la gamme, garantie par Pascale Nivet, alias Mlle Héloïse. Mais Fabrice Bernetière reconnaît que travailler au Japon peut être «l'enfer». «C'est un marché très protectionniste avec une exigeance de qualité énorme», explique-t-il.
Concurrence déloyale
L'entrepreneur de 39 ans est très secret sur les chiffres et la stratégie de sa société. La Marelle a une quarantaine d'artistes sous contrat, des VRP en France et à l'étranger, c'est une PME, mais impossible de connaître son effectif. Elle connaît une forte croissance en 2009 en France et à l'étranger mais motus sur les chiffres. Justification du mutisme de Fabrice Bernetière : «Nous sommes sur un marché très concurrentiel». Ses concurrents français, hollandais ou danois, n'ont pas tous les mêmes impératifs de transparence. «Ça créé une situation de concurrence déloyale», explique le dirigeant. La plupart des articles sont confectionnés en Chine et en Inde, seule la papeterie est éditée à Rennes, car «la main d'oeuvre est trop chère en France». Les bureaux restent à Rennes. «Parce que nous sommes Rennais», sourit Fabrice Bernetière, «et parce que les charges fixes sont moins importantes qu'à Paris, où se concentre la majorité de nos concurrents français».
www.lamarelle.net
Discrète sur son activité, La Marelle en Papier, à Rennes, exporte ses sacs jusqu'au Japon.