La fin du loisir de privilégiés
# Industrie

La fin du loisir de privilégiés

Au fil des ans, la plaisance a séduit une clientèle de plus en plus large. Si leurs revenus diffèrent, ils consomment désormais du bateau comme n'importe quel autre bien. « Ne le répétez pas, mais 100 % de mes clients ont perdu en quelques mois une grosse partie de leur capital placé en Bourse », témoigne un acteur de la filière nautique. Caricature ? Si le nautisme a la réputation d'être un loisir de luxe destiné aux élites, la situation est beaucoup plus disparate qu'il n'y paraît. La voile comme promesse d'évasion a fait certes beaucoup rêver, mais parmi les 4millions de plaisanciers, 80 % d'entre eux sont propriétaires d'un bateau à moteur et, dans 80 % des cas, ce bateau mesure moins de 6mètres. Les petits bateaux de pêche-promenade qui font le bonheur des retraités représentent une part importante de ce parc. Ils sont rejoints aujourd'hui par les semi-rigides, faciles à transporter sur une remorque, et les scooters des mers qui séduisent un public plus jeune. Parmi les différentes catégories socioprofessionnelles, ce sont les retraités qui sont les premiers propriétaires de bateaux. Selon l'étude FIN 2007, publiée avant le Salon Nautique de Paris, ils représentent 12,9 % des propriétaires de bateaux, suivis des sociétés privées (10,5%), des cadres (10,2%), des sociétés de leasing (9,2%) et des ouvriers (7,3 %). Avec respectivement 4,2% et 2,7%, les professions libérales et les chefs d'entreprise ferment le ban. Pour la FIN, « la démocratisation de la plaisance est aujourd'hui une réalité ».

# Industrie