La comédie du 8 mars

La comédie du 8 mars

Le 8mars dernier, journée de la femme, nous avons eu droit aux traditionnelles et immuables statistiques sur la situation des femmes en entreprise. Les femmes qui ont réussi sur tous les plans - professionnel, familial, public - ont pris la parole, à l'image d'Anne Lauvergeon, maman et P-dg d'Areva, venue dépeindre le portrait de son entreprise, où il existe une crèche, une conciergerie, où les femmes aux postes de cadres sont de plus en plus nombreuses... Je n'en doute pas, les grands groupes français ne lésinent pas sur les moyens pour garantir aux femmes les mêmes chances d'ascension sociale que les hommes... Mais dans la réalité, le 8mars rappelle finalement à toutes les femmes que 364 jours par an, l'égalité avec les hommes reste un leurre. Les femmes représentent 46% de la population active. Pourtant, leur proportion dans les équipes de direction des entreprises françaises n'est que de 21%. Elles sont 27% à occuper la tête d'une PME, elles représentent 15% des effectifs des conseils d'administration au sein des entreprises du CAC 40 et 9,5% au sein de 103 entreprises cotées en France. Et, à poste et compétences égales, elles gagnent 18,5% de moins que leurs homologues masculins en Paca et elles sont enfin 30% à occuper des postes à temps partiel, contre 5% chez les hommes. Alors, devant le manque d'entrain de nos dirigeants à promouvoir des femmes, le législateur fixe des quotas ou contraint les entreprises à résorber les inégalités salariales. L'intention est louable, mais quel dommage d'avoir pour unique recours la menace du bâton! @email

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