La Caisse d'épargne veut séduire les start-up
# Finance # Réseaux d'accompagnement

La Caisse d'épargne veut séduire les start-up

La Caisse d'épargne décline en région son programme destiné à l'accompagnement des start-up. En Alsace, celui-ci prend la forme d'un partenariat avec l'incubateur régional le Sémia.

Le programme national de la Caisse d'épargne, Néo Business, lancé fin 2015, trouve une déclinaison régionale en Alsace à travers un partenariat avec l'incubateur régional le Sémia pour approcher et accompagner les start-up. Ce partenariat se décline sous l'aspect financier mais aussi sous forme de mécénat de compétence en intervenant auprès de porteurs de projet. « Pour les banques, il est nécessaire de proposer des services accompagnant l'innovation pour aider les structures à se développer et à rester ici » estime Sébastien Pierre, directeur adjoint du centre d'affaires Strasbourg de la Caisse d'épargne.

Le programme de la Caisse d'épargne s'appuie sur trois axes. Celui-ci a pour but de mettre en relation des start-up et des chargés d'affaires spécialisés dans l'innovation. « Une entreprise qui dégage déjà un chiffre d'affaires n'est pas analysée de la même façon qu'une start-up. Celle-ci s'organise autour d'un modèle qui évolue, qui pivote. Nos chargés d'affaires doivent être réactifs à ces organisations » explique Sébastien Pierre. En découle une offre bancaire et un équipement spécifique pour sécuriser le projet des jeunes pousses. « Nous sommes aussi là pour mettre en relation et aider à flécher les possibilités données aux start-up. Nous pouvons sortir de la relation bancaire, changer le discours pour lever les points de blocage » poursuit le directeur adjoint du centre d'affaires Strasbourg de la Caisse d'épargne.

Enfin, le programme Néobusiness est décliné et adapté à chaque région, toutes insérées dans des écosystèmes spécifiques et des incubateurs dédiés. « Ici, nous avons une particularité, l'écosystème des start-up alsaciennes est concentré sur une zone relativement petite. Il est ainsi plus facile de connaître l'ensemble du réseau. C'est une chance pour assurer le développement de ces start-up » précise Sébastien Pierre.

Viser aussi les industriels

L'insertion des start-up dans leur écosystème mais aussi dans leur environnement économique plus global est également un but recherché par le programme NéoBusiness. En effet, les banquiers considèrent que ces start-up constituent les PME de demain et l'intérêt est de créer les conditions pour que celles-ci se développent sur leur territoire. « Le risque est que les start-up partent si elles ne trouvent pas les conditions pour atteindre leur marché » souligne Sébastien Pierre. Cela n'empêche pas que ces jeunes pousses puissent avoir un pied ailleurs, l'essentiel est qu'elles gardent une racine dans leur territoire, que le terreau leur soit fertile ici. D'autant plus qu'elles sont aussi des outils à solliciter pour rendre plus flexible l'innovation au sein des groupes industriels. « De grosses structures industrielles ont la nécessité d'innover, cela peut être pourtant un processus lourd. La meilleure solution, c'est de s'appuyer sur une start-up pour les stimuler, les fracturer de l'intérieur, pour leur faire prendre conscience qu'il existe de plus en plus d'interaction entre les deux » insiste enfin Sébastien Pierre.

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