Parmi les leaders français de la virtualisation dans le domaine informatique, Kappa consolide actuellement son implantation en Espagne. Des locaux viennent d'être ouverts à Barcelone et deux consultants recrutés. En fonction du succès de Kappa Group Iberica, le cap sera ensuite mis sur l'Italie. «Notre objectif est d'atteindre avec l'Europe du Sud un chiffre d'affaires de 15M€», explique Armel Kermorvant, président, qui a renoncé à s'implanter à Lyon faute de cible concluante pour de la croissance externe.
Croissance organique
Cap donc sur une croissance organique. Le potentiel semble là, comme en atteste l'implication du capital risqueur Ouest Croissance (Banque Populaire). «Ouest Croissance est arrivé au cours de notre premier business plan, qui correspondait à notre puberté», remarque Armel Kermorvant. «C'était la veille du dépôt de bilan de Lehman Brothers...» La crise financière est passée par là et les entreprises sont devenues frileuses en matière d'investissement informatique. «Nous, depuis des années, nous connaissions une croissance de 25% par an», poursuit Armel Kermorvant. Kappa maîtrise en effet deux technologies très recherchées: la consolidation, qui permet de mutualiser les informations d'un système au même endroit et la virtualisation, qui permet de s'affranchir des contraintes physiques. Bref, d'empiler l'équivalent de plusieurs serveurs sur un seul. «Dans le monde, un serveur est utilisé en moyenne à 7% de sa capacité», relève Armel Kermorvant. «Cela pose des problèmes d'alimentation en termes de courant et ce sont de véritables volcans à Co2. Certains de nos clients ont tellement de serveurs qu'ils sont considérés comme pollueurs par EDF.» Des mastodontes comme Yves Rocher, la Cecab ou encore Lactalis font partie des 300 clients de Kappa. Même si, sur son créneau, la PME est un petit Poucet face à des généralistes comme IBM Global Services ou de grandes SSII comme Sogeti (Cap Gemini). «Notre taille a des inconvénients», admet Armel Kermorvant. «Mais notre métier de spécialiste n'a jamais toléré de grand acteur. C'est pour cela qu'on a choisi l'international pour se développer.»
Rare PME française à maîtriser la virtualisation dans le domaine de l'informatique, Kappa met le turbo à l'international.