Les créateurs eSoftThings est née en février 2014, créée par sept anciens salariés de Renesas. Le président, Kimmo Vuorinen, est un ingénieur d'origine finlandaise, qui a derrière lui un parcours dans la téléphonie mobile (composants, software). Il travaillait avec Thierry Meslet, DG de eSoftThings, ingénieur au parcours axé technique en systèmes hard et software.
Le projet
eSoftThings a démarré son activité en proposant des essais pour le compte d'entreprises françaises et étrangères, une expertise de haute valeur ajoutée. Ses clients : des PME de 50 à 300 salariés qui ont un corps de métier mais ne peuvent pas tester leurs produits car n'ont pas d'équipements pour. Ce sont des fabricants de casques audio, de téléphones, de pièces ayant un lien avec la qualité audio : oreillettes, appareils contre le surdité, casques moto, bluetooth... eSoftThings peut aussi simuler un réseau 4G, tester le performance d'objets connectés existants... C'est cette activité qui permet à eSoftThings de vivre aujourd'hui, et de générer 500.000 € de chiffre d'affaires en dix mois (30 % avec l'étranger). Mais derrière ces recettes, l'objectif est de réinvestir dans sa propre R & D. Pour concevoir des objets connectés ultra-basse consommation portés sur soi (bracelets...).
Les atouts
L'entreprise dispose de matériels performants, qu'elle a pu obtenir à des tarifs avantageux auprès de son ancien employeur Renesas : un mannequin simulateur avec oreilles et bouches artificielles (60.000 € neuf), un testeur (40.000 € neuf)... « Nous mettons actuellement en place une chambre semi-anéchoïque, étanche de l'extérieur, pour pouvoir faire des mesures en champ libre », explique Thierry Meslet. Investissement : 5.000€, contre 40.000€ si elle était neuve...
Les perspectives
Grâce à ses compétences et ses équipements, eSoftThings espère donc mettre sur le marché ses propres produits connectés à porter, en 2016. « Nous avons besoin de quelques centaines de milliers d'euros pour réaliser une R & D pure et un premier prototype en 2015. Puis de plusieurs millions d'euros pour lancer la commercialisation, estime Kimmo Vuorinen. Nous essayons donc de trouver des solutions de financement extérieures, via une levée de fonds par exemple ». Atout important aux yeux des investisseurs : si eSoftThings est déjà à la limite de la rentabilité en à peine un an avec sa partie services, elle vise une rentabilité dès 2017 sur les objets connectés. « Car le marché est mondial, il faut être innovant et au bon endroit au bon moment », estime le président.
e Soft Things
(Rennes) Président : Kimmo Vuorinen DG : Thierry Meslet 10 collaborateurs CA : 500.000€ (sur 10 mois) www.esoftthings.com