La première pierre de la vaste usine de fenêtres et baies vitrées K-Line, qui s'étendra sur 450 mètres de long (48.500 m² de bâtiments au total, bureaux compris) vient d'être posée en février, près de Lyon. Après avoir obtenu son permis de construire au printemps 2015, puis l'autorisation d'exploitation à la fin de l'été, la filiale du groupe Liébot a enchaîné sur les travaux de terrassements du futur site, situé dans l'Ain, précisément sur la commune de Saint-Vulbas. Fin des travaux prévue l'an prochain, pour une mise en service début 2018. Revendiquant une place de leader français de la fenêtre aluminium, K-Line (950 salariés, 248 millions d'euros de CA) vise une capacité de production initiale de 2.500 fenêtres, contre un potentiel de 10.000 par semaine en Vendée, où elle compte quatre usines aux Herbiers.
300 créations d'emplois
Un projet d'envergure puisque pas moins de 62 millions d'euros d'investissement vont être débloqués pour cette opération d'envergure, bâtiments, machines et process inclus. Une centaine de personnes vont être recrutées d'ici le démarrage, en commençant par les cadres dès à présent. À la faveur de la montée en puissance de l'usine, l'effectif devrait atteindre les 300 personnes à l'horizon 2020. L'enjeu pour K-Line ? « Se rapprocher des zones à fort potentiel de croissance pour l'entreprise », comme Rhône-Alpes, et Paca, « tout en rationalisant ses flux industriels et logistiques vers l'Est » précise-t-on dans un communiqué.
Industriel en forte croissance
Annoncé dès 2014, ce projet était depuis suspendu à la conjoncture. « La décision finale n'interviendra qu'en fonction des ventes et de l'orientation du marché... », tempérait à l'époque Jean-Pierre Liébot, le directeur de la communication du groupe éponyme. Or K-Line ne cesse d'augmenter son chiffre d'affaires chaque année depuis 1998. « L'usine a été rendue nécessaire par notre croissance », explique logiquement Bruno Léger, son directeur général. En bonne santé, l'entreprise a recruté « près de 100 personnes ces deux dernières années », détaille Bruno Léger, précisant « qu'une soixantaine de nouvelles embauches a déjà eu lieu début 2016 ». Sur un marché français de la fenêtre stable, voire en légère baisse en 2015, K-Line a connu une très belle année avec 19 % de croissance dans l'Hexagone. À l'exception de la maison neuve, l'entreprise progresse sur tous les marchés. Et surtout dans la rénovation, dynamisée par le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE), « qui a sauvé la profession l'an dernier, avec un rebond du marché sur la deuxième partie de l'année », dixit Bruno Léger.
Fenêtre connectée
K-Line surfe aussi sur l'essor de la fenêtre aluminium ces dernières années (environ 27 % des volumes aujourd'hui). « Auparavant, l'aluminium était considéré comme cher et peu isolant, mais le rapport qualité-prix et les performances énergétiques ont progressé », ajoute le dirigeant. Ce dernier cite pêle-mêle un faisceau d'explications complémentaires : le renouvellement complet de ses gammes il y a quelques années, une campagne de publicité TV en 2015 à destination du grand public, une présence commerciale renforcée, de meilleurs délais de livraison, un effort sur la relation client...
Nouveauté 2016, la menuiserie se lance même dans l'objet connecté. Via une application, l'usager peut aujourd'hui récupérer des informations sur son smartphone, ouvrir ses volets roulants à distance, etc.
Une seconde usine à terme ?
Pour rappel, K-Line fait figure de vaisseau amiral du groupe vendéen Liébot (plus de 2.400 salariés, 455 millions d'euros de CA), qui compte aussi les menuiseries MC France, CAIB, Ouest Alu ou BIPA. Également en croissance en 2015 (+3 %), le groupe dit réaliser un bon début d'année sur l'ensemble de ses sociétés. Et voit loin. En attendant l'ouverture de sa nouvelle usine rhônalpine, il a déjà anticipé le coup d'après. Outre l'acquisition d'un terrain de 130.000 m², il a mis une option d'achat sur 140.000 m² supplémentaires à proximité... De quoi envisager la création d'une seconde usine à terme.
Début 2018, le fabricant vendéen de fenêtres K-Line (952 salariés) va ouvrir une nouvelle usine de 48.000 m² à 40 km de Lyon. La première pierre a été posée en février. Au total, la filiale du groupe Liébot va investir 62 millions d'euros. En Vendée, elle recrute à tour de bras.