« J'ai tout fait à la française, la sanction est là »
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« J'ai tout fait à la française, la sanction est là »

Arnaud de la Chesnais ne cache pas son agacement face à une concurrence déloyale intra-européenne. Le dirigeant breton argumente, chiffres à l'appui : « Si La Cabane en l'air avait été allemande, elle aurait été allégée de 35.000 euros chaque année à salaire égal perçu par chaque salarié. » Pour le Domaine des Ormes, même calcul : « L'allègement des charges représenterait 500.000 euros si l'équipe était allemande ; 700.000 euros si anglaise. » À son goût, les charges pèsent trop sur les entreprises françaises, mais il ne regrette rien. « Je n'ai pas fait de faute de gestion. J'ai tout fait à la française : une centrale de réservation, des ouvriers... La sanction est là, sans appel ! Les artisans français sont sous l'eau », ajoute-t-il.




« Une double peine pour la France »

Sa vision du business mondialisé est sans appel non plus : « Tout ce qui n'est pas ultra-technologique est menacé en France. Les pays de l'Est ont mis la main sur notre filière bois. » Pour son marché spécifique de construction d'hébergements dans les arbres, Arnaud de la Chesnais ne se fait plus guère d'illusion : « L'avenir est clairement dessiné. Notre modèle est basé sur la main-d'oeuvre. Nos concurrents de l'Est arrivent avec leur propre main-d'oeuvre et leur matière première, le bois. C'est une double peine pour l'économie française. »



G.B.

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