«J'ai repris un commerce et créé mon emploi»
# Artisanat

«J'ai repris un commerce et créé mon emploi»

L'enjeu Après un an et demi de chômage, Christophe Année, ancien responsable financier de 43 ans, a décidé de reprendre un commerce pour créer son propre emploi et être son propre patron.

«Suite à une réorganisation, le poste de responsable financier que j'occupais dans une entreprise de distribution et conception de produits de bricolage, a été supprimé. J'ai bénéficié d'une rupture conventionnelle et je me suis tout de suite mis en quête d'un nouveau poste dans ce domaine. Hélas après un an et demi de chômage et plusieurs entretiens qui n'ont pas abouti, j'allais me retrouver dans une situation délicate c'est-à-dire au RSA. J'ai donc décidé de prendre mon destin en main et de créer mon propre emploi.»




Une annonce sur leboncoin.fr

«L'idée de me lancer dans le commerce me titillait. Être mon propre patron, n'avoir de compte à rendre qu'à moi-même, cela me plaisait. J'ai eu un projet assez avancé avec un ami pour ouvrir une boutique de montres de collection et puis finalement cela ne s'est pas fait.




Gagner en épanouissement personnel

Je n'avais pas le budget pour ouvrir une franchise alors j'ai cherché par moi-même une affaire à reprendre. Un jour j'ai vu une annonce sur le site leboncoin.fr pour une épicerie fine rue du Palais Gallien à Bordeaux. L'emplacement me paraissait bon. En fait l'entreprise était en dépôt de bilan. J'ai examiné les chiffres et j'ai eu envie de me lancer un défi: rendre rentable cette boutique en y vendant des produits que j'aime et que je souhaite faire découvrir aux gens. J'ai fait une offre au mandataire judiciaire et j'ai racheté le fonds de commerce. J'ai ouvert juste avant les fêtes. «En recherchant des fournisseurs, j'ai rencontré les gens de la coopérative Palmagri. Je suis devenu distributeur de leurs produits sur Bordeaux, un des seuls. Je vends aussi du vin et les produits de la ferme Oh légumes oubliés à Sadirac. En reprenant cette boutique mon objectif n'est pas de m'enrichir mais juste d'en vivre. J'espère pour m'attribuer un salaire d'ici un an. Je savais qu'en faisant le choix d'ouvrir un commerce j'allais y perdre en rémunération et aussi en confort de vie. Il faut faire beaucoup d'heures, travailler le week-end... mais j'y gagne en épanouissement personnel et ça, c'est très important. C'est un véritable défi.»

Épicerie fine



86 rue du Palais Gallien à Bordeaux


06 70 14 60 89

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