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Jacques Blanchet : "Je suis candidat à la présidence de la Fédération Française du Bâtiment"
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Jacques Blanchet : "Je suis candidat à la présidence de la Fédération Française du Bâtiment"

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Jacques Blanchet a démissionné du conseil régional d’Auvergne Rhône-Alpes où il occupait depuis 2015, la vice-présidence en charge de la formation professionnelle et de l’apprentissage. Le président de la métallerie Groupe Blanchet entend désormais se lancer dans la campagne pour l’élection du successeur d’Olivier Salleron à la présidence de la FFB.

Jacques Blanchet, PDG de la métallerie ligérienne Blanchet Groupe — Photo : Gilles Cayuela - Le Journal des Entreprises

Jacques Blanchet. Vous venez de démissionner de votre mandat de conseiller régional et votre poste de vice-président à la Région Auvergne-Rhône-Alpes, délégué à la formation professionnelle et à l’apprentissage. Pourquoi ?

En février dernier, mes pairs à la Fédération Française du Bâtiment m’ont sollicité pour que je sois candidat à l’élection nationale de mars 2026. J’ai réfléchi avec mes proches, famille et entreprise, et j’ai finalement décidé en juin de démissionner de mon mandat d’élu à la Région pour être candidat à la présidence de la fédération nationale.

Peut-on parler de retour aux sources ?

J’ai été président de la fédération du bâtiment départementale de la Loire, puis président de la fédération régionale. Et lorsque Laurent Wauquiez m’a demandé en 2015 de le rejoindre pour conquérir la Région Auvergne-Rhône-Alpes, j’ai démissionné de tous mes mandats pour faire campagne à ses côtés. J’ai passé dix ans à la Région, mais je n’ai jamais quitté totalement la fédération nationale dont je suis le trésorier. J’ai quitté à l’époque ma fonction de président régional de la Fédération Française du Bâtiment pour que cela n’impacte pas politiquement la fédération, mais je suis resté pendant six ans, le président de la commission enseignement supérieur à Paris. Au moment de la période Covid, j’avais pris la décision d’arrêter. J’avais dit à Jacques Chanut (président de la FFB à l’époque, NDLR) que je terminais mon mandat et que j’arrêtais, mais le président Salleron m’a demandé d’intégrer le Comex comme trésorier. J’ai donné dix ans de ma vie à la politique et je ne le regrette pas. Mais je reste un chef d’entreprise avant tout qui a envie de s’engager dans sa fédération professionnelle. Pour le faire, je devais démissionner de la Région. Je ne conçois pas que l’on soit candidat à la présidence d’une organisation patronale nationale et, qu’en même temps, on soit conseiller régional ou autre.

Que se passera-t-il si vous perdez cette élection ?

Si je perds, je retournerai m’occuper de mon entreprise à temps plein. Ce n’est pas un problème, il y a beaucoup à faire.

Pensez-vous avoir vos chances face aux deux autres candidats déclarés que sont Frédéric Carré (président du Groupe Carré et de la FFB Occitanie) et Christophe Possémé (président du Bâtiment Associé et de l’UMGO FFB) ?

La déclaration officielle de candidature ne se fera officiellement qu’au mois de janvier prochain. Cela étant, je me suis déclaré en dernier parce que l’on m’a sollicité en dernier. C’est vrai que je suis aujourd’hui l’outsider, mais j’ai déjà des soutiens et j’en aurais d’autres. Je m’étais donné comme objectif de transmettre mes dossiers à la Région à mon successeur Jérôme Moroge. Ce travail de transmission, on l’a commencé en juillet et je viens tout juste de le terminer. Je vais désormais pouvoir réellement me consacrer à construire mes soutiens. Ce qui est certain, c’est qu’il y aura une élection et une compétition.

Quelles seront les grandes lignes de votre programme ?

Je vais faire un tour des fédérations départementales et régionales pour écouter et voir ce que l’on peut faire tous ensemble de la fédération pour les trois ans qui viennent. Je ne veux pas dévoiler trop tôt mon programme, j’ai déjà les grandes lignes, mais je veux l’incrémenter de ce que j’aurais entendu dans les territoires. Nous sommes dans une profonde période de mutations et il va falloir voir, territoire par territoire, les différences qui peuvent exister selon les sujets. Ce que je peux vous dire pour l’instant, c’est que j’aurai trois priorités : l’activité, l’activité et l’activité ! Car le vrai sujet aujourd’hui, c’est cela ! Le prochain président de la FFB devra aller voir les politiques en charge des sujets de logements, mais pas que… Il y a aussi toute la question du foncier industriel et voir comment on peut relancer l’activité du bâtiment en France. Pour l’instant, je prévois de préparer un plan de relance de l’activité avec des propositions concrètes, mais ce n’est qu’après ce tour des fédérations que je pourrais définir un programme précis que je présenterais autour de janvier.

On imagine que le constat du manque d’activité et l’idée d’un plan de relance vont être partagés par vos concurrents. Sur quoi va se jouer cette élection selon vous ?

Sur le tempérament de chacun et l’expérience. Nous sommes tous les trois des entrepreneurs qui ont envie de bien faire pour la fédération. Je n’ai aucun doute sur cela. Nous avons tous les trois des profils similaires même si le candidat de Reims (Christophe Possémé, NDLR) n’a jamais été président de la fédération au niveau départemental ou régional. Mais ce n’est pas bien grave. Cela va se jouer sur notre personnalité et sur la façon dont les gens vont nous percevoir. Nous n’avons peut-être pas tous les mêmes affinités. Il y en a un qui est plutôt orienté sur le volet logement, un autre plus sur la formation. Et moi, je suis carrément formation, car j’ai été vice-président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes en charge de la formation professionnelle et de l’apprentissage.

L’une des missions d’une fédération patronale, c’est le travail de lobbying auprès des pouvoirs publics. Est-ce que vos dix années d’expérience politique peuvent être un plus ?

Le fait d’être le chef d’une entreprise de taille significative (Groupe Blanchet ; 145 salariés ; 36 M€ de CA en 2024, NDLR), d’avoir été président de fédération départementale et régionale et d’avoir fait 10 ans à la vice-présidence d’une Région comme Auvergne-Rhône-Alpes me permet d’avoir une vision globale. J’ai appris à travailler avec les politiques, à les connaître, à leur apporter des solutions. Je me suis occupé de l’agence économique régionale depuis 2021. C’est une expérience en plus et j’ai peut-être aussi une vision du lobbying un peu différente des autres.

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